Catégories
Art et Littérature Histoire

Rudaki, un grand poète iranien

Rudaki fut un grand poète iranien dont l’œuvre a marqué l’histoire de la pensée et de l’identité iraniennes. Il représentait notamment l’ère de grandeur de l’Iran islamique.

Rudaki, l’éclat de l’art poétique iranien

Rudaki, également connu sous le nom d’« Adam des poètes », était un poète iranien considéré comme le premier grand génie littéraire de la langue persane moderne. Il est considéré comme l’un des fondateurs de la littérature persane classique. Né en 858 à Rudak, qui fait aujourd’hui partie du Tadjikistan, Rudaki a composé des poèmes dans l’alphabet persan moderne. Bien que seule une petite partie de sa vaste poésie ait survécu, sa contribution à la littérature persane est inestimable.

Statue du poète iranien Rudaki à Douchanbé
Statue de Rudaki dans le parc Rudaki à Douchanbé (Tadjikistan)

Rudaki est souvent appelé le père de la poésie persane. Il a mémorisé le Coran à l’âge de huit ans et a commencé à composer des poèmes. Son nom de famille, Rudaki, est dérivé du nom de son village natal, Rudak. Il est également connu sous des titres tels que « Maître de Samarkand », « Maître des poètes » et « Sultan des poètes ». Ces titres sont d’ailleurs mentionnés dans ses propres poèmes.

Sa contribution à la langue et à la culture persanes continue de toucher les cœurs et les esprits des Iraniens et de tous ceux qui apprécient la beauté de la poésie et de la littérature. La commémoration de Rudaki est un rappel de l’importance de préserver et de célébrer l’identité persane et l’héritage culturel iranien.

La langue persane, vecteur de civilisation

Rudaki eut une influence considérable sur la renaissance de la culture iranienne et de la langue persane. Il contribua à la période d’éclat de la civilisation islamique moderne, qui s’est déroulée entre le IXème et le XIème siècle. De grandes figures scientifiques de cette époque, telles que Birouni, Avicenne et Farabi, parlaient principalement le persan. L’éclat de la langue persane dans la géographie culturelle de l’Iran était essentielle pour son rayonnement dans des régions telles que l’Inde, le Tadjikistan et l’Afghanistan.

Lorsque des écrivains iraniens ont commencé à parler et à écrire en persan, la culture islamique a atteint sa grandeur actuelle. Sans la langue persane, la culture islamique n’aurait pas pu atteindre un tel niveau de grandeur et d’influence. Cela en particulier dans le domaine de la poésie, de la littérature mais également dans celui des sciences.

Catégories
Nature et Géographie

L’île d’Ashouradeh dans la mer Caspienne

Ashouradeh est une île de 800 hectares se trouvant à l’extrémité est de la péninsule de Miankaleh, dans la province du Mazandaran, à 3 kilomètres de Bandar Torkaman et à 23 kilomètres de Gorgan. Cette île est surtout connue pour fournir plus de 40 % de la production de caviar iranien.

île Ashouradeh mer Caspienne

Également connue sous le nom d’Ashur Ada, l’île d’Ashouradeh (آشوراده) et les autres îles d’Esma’il Say (جزیره اسماعیل سای) et Akaz (جزیره آکاز) se situent au large de la côte iranienne dans la mer Caspienne, précisément dans la baie de Gorgan (خلیج گرگان).

L’île d’Ashourdeh se situe à 26 mètre sous le niveau de la mer. La végétation présente sur l’île comprend des framboisiers et des grenadiers aigres. On y trouve également divers animaux tels que des chacals, des renards, des lapins, des poissons, des faisans, des perdrix et des oiseaux de mer.

L’île d’Ashouradeh, un trésor méconnue dans la mer Caspienne

Le terme turkmène ashourda se traduit par « île assyrienne ». Il se compose de deux parties : ashir (آشیر) qui signifie « Assyrie », et ada (آدا ) qui signifie « île ». Les Turkmènes appellent cette île Mal Ashir (مال آشیر). Ils transportaient autrefois leur bétail depuis les côtes turkmènes pour le faire paître sur l’île. Dans ce contexte, mal signifie « bétail » et ashir « transporter » à l’infinitif.

île Ashouradeh Iran

Certains historiens suggèrent qu’Ashouradeh pourrait être l’île connue sous le nom d’Absakoun (آبسکون). C’est en ce lieu que trouva refuge le sultan Mohammad Kharazmshah lors de l’invasion mongole de l’Iran au XIIIème siècle. Il y demeura jusqu’à sa mort en 1220.

Durant la période safavide, la péninsule devient un terrain de chasse. Cela conduisit notamment à l’établissement de fortifications sur l’île.

En 1837, en dépit des protestations iraniennes, les forces russes occupèrent l’île. Après cette occupation, les Russes établirent un avant-poste militaire, qui demeura en place durant plusieurs décennies.

île Ashouradeh château russe

Actuellement, l’île abrite deux bâtiments historiques. Le château russe fut reconstruit sous le règne de Reza Shah, puis transformé en poste de contrôle. Malheureusement, le château est aujourd’hui en ruine, tandis que la maison du ministère russe subit actuellement le même destin.

Un magnifique album de photographies de Mohammad Ataei à découvrir :

Catégories
Art et Littérature Histoire Société

La nuit de Yalda, une célébration aussi ancienne que l’Iran

Depuis des millénaires en Iran, les Iraniens célèbrent la nuit de Yalda. Il s’agit de la dernière nuit de l’automne, la plus longue de l’année solaire. Cette fête ancestrale est un symbole important de la culture et de la civilisation iraniennes. Les rituels et les coutumes de la nuit de Yalda représentent la richesse de l’identité culturelle des Iraniens.

La nuit de Yalda en Iran

La nuit Yalda est célébrée de différentes manières dans différentes villes et par différentes ethnies en Iran. Les rituels communs comprennent l’allumage d’un feu, la narration d’anecdotes, la consommation de noix, de pastèque ou de grenade, et la récitation de poèmes de Hafez. La lecture du Shahnameh, le Livre des rois de Ferdowsi, est également l’un des moments forts de la nuit Yalda.

La nuit Yalda a également eu une grande influence dans la littérature persane et l’art iranien. Notamment avec des poètes tels que Molana Rumi, Rudaki, Hafez, Saadi, Attar et Nasser Khosro qui célébrèrent Yalda dans leurs œuvres.

La fête de Yalda reflète la vision culturelle des Iraniens sur un événement scientifique et astral. Elle souligne également leur relation étroite avec la nature et l’environnement. Cette nuit est une occasion de préserver l’unité et la coexistence de toutes les ethnies en Iran.

Yalda, un symbole de la culture iranienne

Il est intéressant de noter que d’autres civilisations du monde ont également célébré la dernière nuit d’automne pour marquer l’anniversaire du soleil. Les rituels de ces célébrations non-iraniennes présentent de nombreuses similitudes avec la cérémonie de Yalda. Cela témoigne de l’influence de l’ancienne culture perse au-delà des frontières de l’Iran. Par exemple, en Égypte ancienne, la renaissance du soleil était célébrée pendant la nuit Yalda.

De nos jours, la célébration de Yalda a également gagné en popularité dans d’autres pays tels que le Tadjikistan, la Turquie, le Pakistan, l’Afghanistan, le Japon, la Chine, la Corée du Sud, l’Écosse, la Russie, la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, l’Afrique et d’autres régions.

Cette célébration internationale et universelle de la nuit Yalda a été officiellement reconnue par l’UNESCO qui l’a classée comme un patrimoine culturel de l’humanité en 2022. Ainsi, en plus d’être une festivité iranienne, la nuit de Yalda est devenue un moyen important de renforcer la cohésion nationale en Iran et promouvoir l’amitié et la paix régionales.

Catégories
Géopolitique et Diplomatie

Enquête sur l’origine du terrorisme au Baloutchistan

Le 15 décembre 2023, le terrorisme frappa à nouveau dans la province iranienne de Sistan-et-Baloutchistan. Téhéran sollicite Islamabad pour renforcer la sécurité de leur frontière à la suite d’un attentat terroriste survenu à Rask.

Pas moins de onze membres des forces de police sont morts et sept autres blessés, dont certains dans un état critique. L’attaque a ciblé le quartier général de la police dans la province du Sistan-et-Baloutchistan le vendredi 15 décembre. Le groupe terroriste Jaish al-Adl, basé au Pakistan, a revendiqué la responsabilité de l’attentat.

carte du Baloutchistan

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, appelle le Pakistan à coopérer davantage afin de mettre un terme aux activités terroristes et d’assurer la sécurité le long de la frontière commune.

Monsieur Amir-Abdollahian s’est entretenu au téléphone avec son homologue pakistanais Jalil Abbas Jilani. Le ministre iranien a exprimé sa préoccupation au sujet de la situation frontalière.

Quelle origine au terrorisme dans le Baloutchistan ?

L’iranologue français, Morgan Lotz, souligne dans une enquête pour Press TV les origines du terrorisme dirigé contre l’Iran.

L’Iran et le Pakistan partagent une longue frontière terrestre, ce qui en fait une priorité pour la coopération en matière de sécurité.

La province du Sistan-et-Baloutchistan se situe au sud-est de l’Iran et est frontalière du Pakistan. Elle est régulièrement confrontée à des actes de terrorisme perpétrés par des groupes armés basés au Pakistan et dirigés par les États-Unis et l’OTAN, comme le souligne l’enquête menée par ce spécialiste des questions sécuritaires de l’Iran.

Cette région se caractérise par sa diversité ethnique, mais également ses paysages magnifiques et méconnus. Cependant, ses vastes frontières s’avèrent poreuses. Ces conditions font qu’elle est souvent utilisée par les terroristes comme une zone de transit et de planification d’attaques contre des cibles iraniennes. En renforçant leur coopération bilatérale, l’Iran et le Pakistan peuvent jouer un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme.

Catégories
Géopolitique et Diplomatie Histoire

L’« Axe de la Résistance » : de quoi s’agit-il ?

L’Axe de la Résistance, également connu sous le nom de mehvar-é moqâvemat en persan et mehvar al-muqâwamah en arabe, fait référence à une alliance de pays orientaux et asiatiques qui refusent de se soumettre à la domination arabo-occidentale composée par l’Arabie saoudite, Israël, les États-Unis et l’Union européenne.

L’Axe de la Résistance regroupe l’Iran, le Hezbollah libanais, la Syrie, les Hachd al-Chaabi irakiens, ainsi que les combattants yéménites d’Ansarallah.

illustration des membres de l'Axe de la Résistance

Morgan Lotz livre dans son ouvrage Comprendre les Gardiens de la Révolution islamique une étude parmi les plus complètes et sérieuses sur ce sujet trop rarement abordé.

D’où vient le nom « Axe de la Résistance » ?

Le terme est apparu en 2002 dans le quotidien libyen al-Zahf al-Akhdar (« La Marche verte ») en réponse à la déclaration du président américain George W. Bush qualifiant l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord d’« axe du Mal ». Dans un article intitulé Axe du Mal ou axe de la Résistance, il est affirmé que « le seul dénominateur commun entre l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord est leur résistance à l’hégémonie américaine ».

En 2004, lors de l’insurrection chiite en Irak, le terme est repris par le journal iranien Djomhouri-yé eslâmi en ces termes :

« si la ligne des shî’ites irakiens doit être liée, unie et consolidée, cette unité devrait être réalisée sur l’axe de la résistance et de la lutte contre les occupants ».

Ce terme gagne en officialité en août 2010 lorsque ‘Ali Akbar Velâyati, conseiller du Guide de la Révolution pour les affaires étrangères, énonce :

« La chaîne de résistance contre Israël par l’Iran, la Syrie, le Hezbollah, le nouveau gouvernement irakien et le Hamas passe par l’autoroute syrienne… La Syrie est l’anneau d’or de la chaîne de résistance contre Israël. »

Lors d’une réunion en août 2012, en présence de Sa’id Djalili, secrétaire du Conseil suprême de la Sécurité nationale iranienne, Bachar al-Assad reprend publiquement ce terme :

« Ce qui se passe en Syrie n’est pas une question intérieure, mais un conflit entre l’axe de la résistance et ses ennemis dans la région et dans le monde. L’Iran ne tolérera, sous quelque forme que ce soit, la rupture de l’axe de résistance, dont la Syrie fait partie intégrante. »

L’agence de presse SANA (Syrian Arab News Agency) reprendra ce terme dans sa dépêche dénonçant les « tentatives de certains pays occidentaux et de leurs alliés de frapper l’axe de la résistance en ciblant la Syrie et en y soutenant le terrorisme. »

Quelle est sa pensée et quels sont ses objectifs ?

L’Axe de la Résistance partage des objectifs politiques similaires pour la région de l’Asie du sud-ouest : libérer cette région de la domination impérialiste des États-Unis et d’Israël. Ce dernier qu’il désigne par le terme « entité sioniste », en référence à l’idéologie qui conduisit à la création de l’État hébreux en 1948.

L’Axe de la Résistance est lié par une solidarité se renforçant sans cesse face aux attaques occidentales qu’il subit. Les identités religieuses sont d’ailleurs intrinsèques à cette alliance : chiite duodécimaine pour l’Iran, le Hezbollah et les Hachd al-Chaabi, chiite zaydite pour les Houthis du Yémen et alaouite pour les Syriens.

En effet, les Chiites ont trop souvent souffert de persécutions. D’une part, les sunnites dominants tout au long de l’histoire les ont opprimé. D’autre part, les puissances coloniales ont favorisé les partis sunnites pendant leur occupation pour consolider leur contrôle sur les territoires. Sur ce sujet, Théo Nencini explique la situation d’exclusion des Chiites en Irak dans son livre L’Irak chiite parle persan. Le lecteur pourra également consulter l’ouvrage de Ameer Jajé, Le Chiisme – Clés historiques et théologiques. Il présente la condition des Chiites à travers les célébrations de leur liturgie en Irak, soumise à la tolérance limitée du pouvoir sunnite.

Quelle place pour d’autres acteurs ?

Bien que le Hamas s’intègre dans cette alliance de lui-même sans demander l’avis des acteurs concernés, il n’en est cependant pas une composante historique. Il est même très éloigné de ses objectifs. Le mouvement palestinien sunnite soutint l’opposition syrienne contre Bachar al-Assad lors de la guerre éclatant en 2011. De même, il soutint l’intervention saoudienne au Yémen contre Ansarallah. Pilotée par l’Arabie saoudite, celle-ci fut un véritable génocide contre les Houthis, une tribu yéménite de confession chiite zaydite.

Le Hamas n’hésita guère non plus à chasser le mouvement chiite palestinien Harakat al-Sâbarin de la bande de Gaza en 2019 après avoir arrêté plusieurs dizaines de ses membres.

Catégories
Nature et Géographie

Le parc forestier d’Alangdareh en automne

Le parc forestier d’Alangdareh révèle ses couleurs de l’automne dans un spectacle enchanteur. Cette forêt constitue une merveille naturelle magnifique et diversifiée dans la province septentrionale du Golestan en Iran.

parc forestier d'Alangdareh en automne

Couvrant une superficie de plus de 60 000 hectares, la forêt abrite une grande variété de plantes et d’animaux. Plusieurs sites culturels et historiques importants enrichissent également ce lieu prisé des touristes.

Des rives de la rivière Ghalashi au lac Alangdareh, en passant par les attractions voisines de Nahar Khoran, du village de Ziarat, de la colline du château de Khandan et de Hézar Pich, le parc forestier d’Alangdareh offre une multitude d’opportunités pour les loisirs de plein air, la photographie et l’exploration culturelle.

Le parc forestier d’Alangdareh, une destination touristique prisée en automne

La forêt d’Alangdareh a une longue et riche histoire, étroitement liée au patrimoine culturel de la province du Golestan. Elle eut diverses utilités au cours des siècles. Notamment comme terrain de chasse pour les dirigeants locaux et comme source de bois de construction et de combustible.

La rivière Ghalashi est une voie navigable magnifique et tranquille qui traverse la forêt d’Alangdareh. Elle abrite une variété d’espèces de poissons, y compris la truite et la carpe. C’est une destination populaire pour les amateurs de pêche.

À proximité, le lac Alangdareh est un magnifique plan d’eau. Entouré d’une forêt dense, il offre un cadre paisible et serein aux visiteurs. Le lac abrite plusieurs espèces de poissons et d’autres espèces aquatiques. Il s’avère une destination populaire pour la navigation de plaisance, la pêche et d’autres activités récréatives.

La colline du château de Khandan, aussi connue sous le nom de citadelle de Khandan, est un exemple unique de l’ancienne architecture militaire iranienne. Une série de murs et de tours offrent un aperçu des stratégies défensives de l’ère sassanide.

parc forestier Alangdareh (Iran)

Hézar Pich (en français « Mille Marches ») monte le flanc d’une montagne avec un total de 1200 marches qui serpentent jusqu’au sommet. Au sommet de l’escalier, les visiteurs peuvent profiter d’une vue imprenable sur le paysage environnant, y compris la forêt voisine d’Alangdareh et la rivière Ghalashi.

Alangdareh en automne (Iran)

Un magnifique album de photographies de Rahele Hesari à découvrir :

Catégories
Géopolitique et Diplomatie

L’Iran chasse un porte-avions américain du golfe Persique

Vendredi 15 décembre 2023, le porte-avions américain USS Dwight Eisenhower croisant dans les eaux du golfe Persique fut intercepté par la marine iranienne. L’ensemble de cette opération a été filmée. Les images rendues publiques par les Iraniens permettent d’éviter toute accusation américaine de mensonge et de propagande.

Selon le contre-amiral Alireza Tangsiri, commandant de la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le porte-avions américain USS Dwight D. Eisenhower a quitté le golfe Persique et le détroit d’Hormuz. Au cours de sa déclaration, il précise que les forces navales du CGRI surveillaient de près le porte-avions depuis son déploiement dans la région. De plus, il souligne que ce déploiement était principalement à des fins de propagande, sans produire aucun résultat opérationnels pour les États-Unis. Le porte-avions Eisenhower a coopéré en fournissant les informations requises par le CGRI.

Un porte-avions américain menaçant dans le golfe Persique

La situation maritime dans la région est devenue fragile récemment. Cela en partie en raison du conflit israélo-palestinien qui connaît un épisode particulièrement violent depuis le 7 octobre. Les États-Unis ont envoyé des porte-avions, officiellement pour prévenir une propagation des hostilités et pour protéger Israël. L’Iran a déjà prévenu par le passé qu’il n’accepterait aucune ingérence étrangère dans le golfe Persique.

Cependant, les forces navales américaines sont incapables de repousser les attaques des forces de la Résistance yéménites contre les navires liés à Israël passant par les ports de la mer Rouge.

Le retrait du porte-avions américain du golfe Persique et du détroit d’Hormuz souligne l’efficacité de la défense iranienne. Cet évènement prouve également que l’Iran est réellement une puissance militaire disposant d’une crédibilité et d’une capacité de dissuasion.

Consciente des enjeux géopolitique, la marine iranienne ne cesse depuis plusieurs années de renforcer ses capacités opérationnelles. Elle poursuit également le développement de ses compétences tout en modernisant sa flotte.

Catégories
Nature et Géographie

Le jardin Pahlavanpour de Mehriz

Situé dans la charmante ville de Mehriz (مهريز), dans la région de Yazd, le jardin Pahlavanpour (باغ پهلوان‌پور) est un chef-d’œuvre qui remonte à la fin de l’ère qadjare.

jardin Pahlavanpour Mehriz

Ce jardin historique révèle un complexe d’entrée impressionnant. Il comprend notamment une tour, une écurie, une grange et une magnifique résidence d’été appelée kushk ou sharbatkhane, qui abrite un salon de thé sur deux étages et demi.

Le jardin Pahlavanpour, un trésor de Mehriz

jardin Pahlavanpour (Mehriz, Iran)

Au sein de cette résidence, on trouve également le salon, le howzkhane (une zone couverte avec un bassin central souvent surélevé et relié à d’autres pièces), les gushvarhā (des structures octogonales mobiles) et le bâtiment de la résidence d’hiver.

Ce bâtiment comporte des salons, un cellier, une cuisine, le bâtiment du gardien servant de logement pour le personnel de service, ainsi que le hammam et l’entrepôt.

Pahlavanpour

Ce qui rend le jardin Pahlavān Pour si particulier, c’est la présence d’une source d’eau provenant d’un qanat connu sous le nom de Hasan Ābād. Le flux de cette eau alimente le jardin et crée une atmosphère paisible et rafraîchissante.

Le long du ruisseau principal, on trouve de majestueux et anciens platanes, ainsi que des arbres fruitiers tels que des grenadiers, des amandiers et des kakis, qui ajoutent une touche colorée au paysage.

Le jardin Pahlavānpur a reçu une distinction prestigieuse en étant inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pahlavanpour Iran

Ce lieu historique est aujourd’hui un hôtel unique offrant non seulement des hébergements en suites de luxe, mais également des installations de loisirs et sportives. Les visiteurs ont ainsi la possibilité de se plonger dans l’histoire tout en profitant d’un séjour confortable et enrichissant.

Le jardin Pahlavānpour est bien plus qu’un simple morceau d’architecture. C’est un témoignage vivant de l’art et de la culture d’une époque révolue, ainsi qu’un refuge paisible où l’on peut se ressourcer et se détendre.

Que l’on soit un passionné d’histoire ou simplement à la recherche d’un lieu de séjour unique, le jardin Pahlavānpour se révèle une destination incontournable à Mehriz.

jardin Pahlavanpour de Mehriz

Un magnifique album de photographies de Majid Jarrahi à découvrir :

Catégories
Art et Littérature Artisanat Bibliotheca iranica

Découvrir la cuisine iranienne avec Easy Iran de Golan Nasséri

L’autrice Golan Nasséri nous plonge avec son livre de cuisine intitulé Easy Iran dans le délicieux monde de la gastronomie iranienne.

Easy Iran livre de recettes de cuisine Golan Nasséri éditions Mango
Golan Nasséri, Easy Iran, éditions Mango, 2023.

Golan Nasseri nous emmène à la découverte de la culture culinaire de son pays natal et partage ses meilleures recettes. Ce livre est une invitation à voyager à travers les arômes et les parfums authentiques de la cuisine iranienne.

La cuisine iranienne, aussi riche que diverse, plonge ses racines dans une histoire millénaire. Chaque région du pays possède ses propres plats et traditions culinaires, offrant une palette de saveurs et de techniques de cuisson uniques.

Découvrez la cuisine iranienne avec le livre Easy Iran écrit par Golan Nasséri

Cet ouvrage d’une superbe qualité offre une variété de recettes alléchantes qui raviront les papilles les plus exigeantes. Des recettes de riz parfaitement cuisiné (loubia polo, baghali polo ou zereshk polo) et des pains comme lavash, le taftoun, le barbari ou bien encore le sangak. Ensuite, des marinades savoureuses appelées torshi, des salades(sabzi) fraîches et parfumées comme la salade shirazi typiquement iranienne. Mais également des soupes, des galettes de légumes (koukou) savoureuses ou bien encore des ragoûts (khoresht) parfumés. Et bien entendu les fameuses recettes de viandes comme le fesendjân alliant le poulet et la grenade ou bien le célèbre tchélowkébab pour les amateurs de brochettes et de grillades.

Ce livre de cuisine ne se limite pas seulement aux entrées et plats principaux. Il propose également des recettes de sirops et autres boissons ainsi que des desserts typiques de la gastronomie iranienne comme le ferni, le halva ou bien encore le sholeh zard. De plus, Golan Nasséri partage des astuces et des conseils pratiques pour que chaque plat soit une réussite.

Les photographies de Sandra Mahut permettent de reproduire avec précision les techniques et les présentations authentiques des plats iraniens.

La cuisine iranienne, qui peut sembler complexe au premier abord, se révèle être facilement accessible grâce à cet ouvrage. Ce livre est un véritable compagnon de cuisine pour ceux qui souhaitent explorer et maîtriser l’art culinaire de l’Iran.

Catégories
Artisanat

15ème exposition nationale de l’artisanat à Sirdjan

Le mercredi 6 décembre 2023, la 15ème exposition nationale de l’artisanat est organisée à Sirdjan (سيرجان), dans la province de Kerman, en présence notamment de Maryam Jalali Dehkordi, vice-ministre iranienne de l’artisanat.

15ème exposition nationale de l'artisanat est organisée de Sirdjan

À 960 kilomètres de Téhéran, la capitale iranienne, et à 175 kilomètres de Kerman, la capitale provinciale, Sirdjan est célèbre pour ses pistaches, son artisanat de kilim et ses tours à vent, appelées localement bādgir-é tchopoqi (بادگیر چپقی).

L’exposition d’artisanat à Sirdjan reflète sa richesse historique

15ème exposition nationale de l'artisanat est organisée de Sirdjan

Sirdjan est une ville riche en histoire et en culture, abritant de nombreux monuments historiques et culturels. L’artisanat témoigne du savoir-faire et de la maîtrise de technique de création propres à une population ou une régions. Les artisans firent de tout temps la renommée de leur région, constituant ainsi son patrimoine culturel.

15ème exposition nationale de l'artisanat est organisée de Sirdjan

La ville compte plusieurs institutions d’enseignement supérieur telles que l’Université Payam Nour Sirdjan, l’Université de technologie de Sirdjan fondée en 1992 par le ministère iranien de la Science, de la Recherche et de la Technologie et l’Université islamique Azad de Sirdjan.

Sirdjan s’établie à l’époque sassanide. Elle possède de précieuses ressources minérales telles que le charbon, le fer, le cuivre, la pierre et l’or. Son secteur industriel florissant et sa position stratégique au sud de l’Iran contribuent à sa croissance économique.

De plus, les infrastructures routières développées permettent un approvisionnement national en marchandises. Ces voies facilitent l’exportation des produits depuis le port de Bandar Abbas, dans l’esprit des Routes de la Soie.

En plus des institutions éducatives, Sirjan abrite des sites historiques importants. Parmi les plus célèbres figurent l’attrape-vent Chopoqi, le tombeau de Mir Zobeyr datant de la période ilkhanide, la tombe de Shah Firouz ou bien encore le château de Sang remontant à l’époque sassanide. Tous ces monuments témoignent de l’histoire et de la richesse culturelle de la région.

Un magnifique album de photographies d’Aboozar Ahmadizadeh à découvrir :