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L’Iran entre menaces et fantasmes

L’Iran entre menaces et fantasmes : un tel sujet délicat et controversé mérite une réflexion posée. Les enjeux sont de découvrir les raisons derrière les menaces dénoncées par les Occidentaux à l’encontre de l’Iran, qu’elles soient d’ordre géopolitique, religieux ou nucléaire. Paradoxalement, ce pays demeure entouré de fantasmes divers, inspirés par son histoire, sa culture ou encore sa position géographique stratégique.

Ainsi, les perceptions et préjugés sur l’Iran ont un impact significatif sur la façon dont nous percevons ce pays. Cette disposition ne manque pas d’influencer nos raisonnements qui peuvent être biaisés. Pour avoir une compréhension complète du pays, il est donc important d’explorer les réalités complexes et nuancées de cet état. Pour cela, il faut prendre en compte ses défis et ses réussites. De cette façon, nous pourrons mieux comprendre l’Iran et son rôle dans le monde contemporain.

Morgan Lotz nous invite à une réflexion critique et équilibrée sur l’Iran afin de mieux comprendre ce pays et son rôle dans le monde contemporain. Présentant son ouvrage La constitution de la République islamique d’Iran, il aborde la complexe question du régime politique iranien de manière pédagogique et sans préjugés.

Il est également l’auteur d’un ouvrage sur le Corps des Gardiens de la Révolution islamique et le général Qassem Soleimani.

L’Iran entre menaces et fantasmes, un numéro de l’émission Le Zoom diffusé le 23 mars 2022 sur TV Libertés.

Une émission à retrouver également sur le site officiel de TV Libertés.

Erratum :

Nous tenions à signaler une erreur de notre part : c’est bien l’intellectuel ‘Ali Shari’ati qui fut assassiné à Londres en juin 1977 et non l’ayatollâh Mohammad Kâzem Shari’atmadâri (1906-1986) comme nous le disons lors de l’entretien (6 minutes 54 secondes). Nous présentons nos excuses à nos lecteurs pour cette confusion.

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Sepandarmazgan, la fête des femmes en Iran

Sepandarmazgan (سپندارمذگان) est un événement méconnu de la culture iranienne : il s’agit de la fête des femmes en Iran. Cette célébration met à l’honneur les femmes iraniennes. Morgan Lotz y consacre d’ailleurs un chapitre dans son livre Les Iraniennes.

Sepandarmazgan célébration femmes Iran

Les origines de la fête de Sepandarmazgan, la célébration des femmes en Iran

Cette fête est issue des calendriers mazdéens et zoroastriens. Ceux-ci comptaient douze mois de trente jours, chacun représentant une divinité ou une vertu. Le cinquième jour de chaque mois est dédié à Sepandarmazd, une divinité féminine symbolisant la Terre. Celle-ci est également associée à l’humilité, la sainteté, la passion et la fécondité. Ce cinquième jour du dernier mois de l’année correspond au 24 février dans notre calendrier grégorien.

La fête de Sepandârmazd est une célébration qui n’est liée à aucune tribu ou ethnie spécifique. En effet, celle-ci s’avère profondément ancrée dans la culture iranienne. Dans les croyances anciennes, la femme est associée à la Terre et à la végétation, tandis que l’homme est associé au ciel et à la pluie.

Zoroastre, le fondateur du zoroastrisme, mentionne cette célébration dans ses écrits. Zoroastre honore les femmes à plusieurs reprises dans ses écrits, notamment dans le Farvardin Yasht et le Yasna 38.

Le 24 février, la journée des femmes iraniennes

Lors de la fête de Sepandârmazd, les hommes offrent des cadeaux aux femmes. Cela vaut à cette célébration une autre appellation : mardgiran, ce qui signifie le fait de recevoir un cadeau d’un homme. Dans certaines régions d’Iran, des coutumes locales perdurent, comme la préparation d’un potage traditionnel appelé ash-é esfandi par les femmes lors de cette fête.

Sepandârmazgân est donc une fête qui célèbre l’épouse, la femme aimée, symbole de la fécondité et du renouvellement de la vie, ainsi que l’amour au sein du couple, sans considération de la sexualité. Cette fête célébrée chaque 24 février demeure l’une des plus populaires et des plus essentielles en Iran. C’est avant tout une occasion de rendre hommage aux femmes, mais aussi de célébrer la culture iranienne et de préserver les traditions de l’Iran.

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Histoire de la philosophie islamique, par Henry Corbin

Histoire de la philosophie islamique est certainement l’un des livres les plus essentiels de l’œuvre d’Henry Corbin.

La philosophie en terre d’Islam est souvent associée à la simple transmission de l’héritage des Grecs. Cependant, son rôle dans l’histoire ne se limite pas à cela. De nombreuses figures importantes ont contribué à l’émergence d’une riche métaphysique au sein de cette tradition. Celle-ci perdure encore aujourd’hui. C’est ce que démontre notamment l’ouvrage Histoire de la philosophie islamique d’Henry Corbin, qui va bien au-delà de la simple chronologie des moments marquants de cette longue histoire.

Henry Corbin Histoire de la philosophie islamique

En effet, Corbin suit un fil conducteur bien précis : celui de l’herméneutique. Il explore comment, depuis les Ismaéliens jusqu’aux grands noms de la philosophie en terre d’Islam tels qu’Avicenne, Sohravardî ou encore Ibn Arabî, s’est développée une exégèse du Livre saint qui a permis l’émergence d’une véritable philosophie prophétique. Ce faisant, il montre que la pensée en terre d’Islam ne se réduit pas à une simple reproduction de la philosophie grecque. Mais que cette dernière s’est fondée sur un travail de réinterprétation et d’adaptation du message divin aux contextes et aux préoccupations de chaque époque.

La philosophie islamique, son histoire et ses facettes

Cette réflexion est particulièrement importante aujourd’hui, alors que les à priori entre les cultures occidentale et islamique sont souvent exacerbées. En effet, la mise en lumière de cette tradition philosophique permet de souligner les nombreuses convergences entre ces deux cultures. Elles ont toutes deux développé des pensées spirituelles riches et complexes en réponse aux grandes questions de l’existence.

Cette philosophie en terre d’Islam offre ainsi une alternative intéressante aux conceptions philosophiques occidentales. Ces dernières eurent tendance à s’imposer comme un modèle universellement valable. Il convient donc, comme le souligne Corbin, que ces pensées ne restent pas inconnues du public occidental.

En effet, elles méritent d’être reconnues pour leur valeur intrinsèque. Mais également pour leur capacité à élargir notre horizon philosophique. La philosophie islamique nous invite à repenser nos questionnements à la lumière de sa tradition riche et complexe. La philosophie en terre d’Islam représente ainsi un exemple éloquent de la richesse et de la diversité de la pensée humaine.

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Le drapeau de l’Iran : histoire et significations

Le drapeau de la République islamique d’Iran fut officiellement adopté le 29 juillet 1980 pour devenir le nouvel étendard du pays après la révolution qui vit changer ses institutions politiques.

drapeau République islamique d'Iran
Drapeau de la République islamique d’Iran (depuis 1980)

Force est de constater que le drapeau iranien regorge de symboles et de significations importantes, représentant la foi, l’histoire et le patriotisme du peuple iranien. Cette symbolique du drapeau iranien demeure totalement inconnue des Occidentaux.

Le drapeau avec le lion et le soleil, symboles de l’Iran

Le Lion et le Soleil sont des symboles nationaux de l’Iran depuis fort longtemps. Ceux-ci représenteraient un mélange des anciennes cultures de la Mésopotamie et de la Perse. Ce symbole sera utilisé sur les drapeaux iraniens à partir du XVème siècle sans interruption jusqu’en 1979.

Le soleil est un symbole profondément enraciné dans les croyances des anciens Iraniens. Durant l’époque préislamique, il symbolisait Mithra. Les Parthe arboraient également l’image du soleil, tandis que celui-ci ornait le sommet de la couronne des rois sassanides.

Drapeau de l’État impérial d’Iran (1964-1979)

Le lion est pour sa part étroitement lié à la monarchie en Iran. Les trônes et les habits des rois achéménides étaient notamment ornés de rangées de lions, de même que la couronne d’Antiochos Ier, roi de Commagène d’origine iranienne, et l’armure portée par Ardashir Ier lors de la cérémonie de l’effusion de Rostam.

Chaque dynastie iranienne interpréta ce symbole de manière différente. Il s’agissait à l’origine d’un simple signe astrologique et non d’un symbole gouvernemental. Sous la dynastie safavide, ce symbole fut interprété de manière à la fois chiite et iranienne. À partir du règne d’Agha Mohammad Khân Zâdeh Qadjar, en parallèle avec les changements intellectuels et sociaux de cette période, l’interprétation chiite de ce symbole perdit progressivement de son importance.

Les couleurs du drapeau iranien

Le drapeau iranien se compose de trois bandes horizontales. La bande supérieure est de couleur verte, symbolisant l’Islam. La bande du milieu est blanche, représentant la paix. Enfin, la bande inférieure est rouge, symbolisant le courage.

drapeau Iran Gouvernement provisoire 1979-1980
Drapeau du Gouvernement provisoire d’Iran (1979-1980)

Ces couleurs seront celles du Gouvernement provisoire en fonction de février 1979 jusqu’à l’élection du premier président de la République islamique d’Iran en février 1980.

La République islamique va conserver ce modèle pour son drapeau, en lui ajoutant toutefois certaines modifications. Notamment l’inscription الله اکبر (« Dieu est le plus grand »), écrite en coufique onze fois sur chaque bande. Cette répétition symbolise la date du 22 bahman, soit le 11 février, jour de la victoire de la Révolution iranienne.

La tulipe, symbole de l’Iran

Au centre du drapeau se trouve un emblème créé par Hamid Nadimi (حمید ندیمی) et approuvé par l’ayatollah Khomeyni le 9 mai 1980.

tulipe République islamique d'Iran

Il représente au premier abord le mot الله (« Dieu »), stylisé sous la forme d’une tulipe rouge. Dans la mythologie iranienne, cette fleur pousse sur la tombe des combattant morts en défendant l’Iran et symbolise ainsi le martyre.

Toutefois, cette tulipe s’avère une composition artistiquement stylisée comprenant plusieurs symboles. Elle représente également l’expression islamique لا اله الا الله (« Il n’y a de dieu que Dieu »), dénommée توحید (tawhid) et affirmant le caractère monothéiste de l’Islam.

tulipe symbole République islamique Iran

Les quatre croissants sont lus de droite à gauche, chacun représentant une lettre. Le premier croissant est la lettre alif, le deuxième le premier lam et les troisième et quatrième croissants forment ensemble le heh. Une ligne verticale indique le second lam mais représente aussi une épée. Au-dessus de celle-ci, un tashdid est présent (cette marque diacritique ressemblant à un w indique une gémination).

Les quatre croissants et l’épée présents dans l’emblème font référence aux cinq principes de la religion chiite. L’épée, pilier central de ce symbole, représente également la résilience et l’endurance. La symétrie parfaite de cette forme symbolise aussi l’existence d’un équilibre dans l’univers.

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Lettre du Général Soleimani à sa fille

Découvrez une lettre poignante du général Qassem Soleimani adressée à sa fille.

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Le 20 février 2021, l’agence de presse iranienne ISNA publiait cette lettre qui témoigne de l’intimité et de la profondeur des émotions ressenties par le général Soleimani. Dans cette missive, il exprime avant tout son amour inconditionnel et sa fierté envers sa fille. Mais il partage également les réflexions et les enseignements qu’il a tirés de sa vie et de son expérience.

Le général Qassem Soleimani se distingua par sa lutte acharnée pour la protection des minorités religieuses persécutées par Daech. Son combat contre le terrorisme fait de lui un symbole pour les populations touchées par le terrorisme. Sa détermination à lutter contre ce fléau a inspiré et mobilisé de nombreuses personnes.

général Soleimani lettre à sa fille

Dans cette lettre, le général Soleimani raconte des anecdotes de sa vie personnelle et partage des conseils précieux avec sa fille. Il réfléchit également sur l’importance de la famille, la force de la foi et le courage face aux défis. Cette lettre offre un aperçu unique de l’homme derrière le commandant militaire. Elle dévoile à la fois ses pensées les plus intimes et son amour paternel. C’est la parole d’un homme face à lui-même.

Morgan Lotz s’avère également être l’auteur d’une étude détaillée sur le général Qassem Soleimani. Reconnu pour son charisme, sa bravoure et sa perspicacité stratégique, il compte parmi les personnalités clés de la politique régionale de l’Iran et joua un rôle central dans la bataille contre l’organisation terroriste Daech. Son assassinat le 3 janvier 2020 à Bagdad fut un événement majeur qui suscita une vive émotion à travers le monde.

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Lettre du Général Qassem Soleimani adressée à sa fille

Son réalisé par Pierre Lorrain au CERKY STUDIO

Production et voix : Morgan Lotz

Mars 2021

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La population iranienne : race, ethnies, langues et religions

Avec une histoire riche remontant à plus de 7000 ans, la population iranienne se compose de différentes ethnies, chacune avec sa propre identité culturelleet linguistique. Cette diversité complexe fait de l’Iran un lieu fascinant où les traditions et les croyances se mêlent pour former une mosaïque culturelle unique.

La population iranienne : Perse ou Iranien ?

Les Iraniens ont toujours utilisé le terme « Iran » pour désigner leur pays. Ce nom trouve son origine dans le mot avestique Aryānām, signifiant « le pays des Aryens ». En effet, les Iraniens sont la race aryenne.

Le terme « Perse » fait quant à lui référence à l’hellénisation du nom du Fars, la région d’origine des Perses, fondateurs des empires achéménides et sassanides. Pendant longtemps, les Occidentaux ont utilisé la dénomination de « Perse ». Ce n’est qu’en 1935 que le nom d’« Iran » revient dans le vocabulaire occidental lorsque Reza Shah Pahlavi exigea son adoption par les chancelleries étrangères.

Iran carte ethnique population iranienne

La population iranienne se compose de différentes ethnies et parle plusieurs langues, dont l’importance varie considérablement. Cependant, toutes contribuent à une unité historique incontestable. En Iran, trois grandes familles linguistiques coexistent, révélant ainsi la diversité ethnique du pays : les langues iraniennes, les langues turques et les langues sémitiques

Les Azéris, bien que tentés par l’autonomisme lors de la crise de 1946-1947, demeure aujourd’hui très attachés à l’identité iranienne et aux institutions politiques actuelles dirigées par l’ayatollah Ali Khamenei, lui-même azéri. De plus, la population de Téhéran est en grande partie azérie, tout comme d’autres régions du pays.

Il y a également des groupes nomades tels que les Bakhtiaris dans le sud-ouest et les Qashqaïs turcophones près de Chiraz, qui ont réussi à préserver leur identité, mais qui ne représentent plus qu’environ 2% de la population iranienne. En somme, la diversité ethnique et linguistique de l’Iran ne remet pas fondamentalement en cause son unité nationale.

Quelles langues en Iran ?

Les deux tiers de la population parle les langues iraniennes. Il faut distinguer tout d’abord le persan, langue majoritaire parlée par plus de la moitié des Iraniens et comprise par la quasi-totalité de la population. Ensuite, le kurde, parlé par environ 9% de la population, et partagé par les minorités kurdes de Turquie, d’Irak et de Syrie. Les dialectes du Gilan et du Mazandaran sont utilisés par environ 8% des Iraniens. Enfin, le baloutche est la langue d’une minorité du sud-est du pays, dont le territoire historique s’étend également au sud-ouest du Pakistan et au sud de l’Afghanistan. L’azéri, avec environ un quart de la population du pays, est la langue turque la plus importante parlée en Iran.

Outre les langues iraniennes, turques et sémitiques, il y a également les langues turkmène et qashqaï qui sont pratiquées par de très petits groupes. En Iran, environ 3% de la population parle l’arabe dans le Khouzistan et dans certaines régions des rivages septentrionaux du golfe Persique, où vivent des descendants des colons arabo-musulmans qui envahirent l’Iran au VIIème siècle.

Iran carte ethnique et religieuse

La répartition géographique de ces groupes linguistiques montre que le centre du pays est majoritairement persanophone, alors que les minorités ethniques et linguistiques se trouvent plutôt dans les périphéries du territoire iranien, en continuité avec les populations des États voisins. Cette diversité ne menace toutefois pas réellement l’unité nationale, à l’exception peut-être des Kurdes et des Baloutches qui expriment des aspirations à la dissidence et à la réunion avec leurs frères turcs ou irakiens pour les uns, pakistanais ou afghans pour les autres.

Quelles religions en Iran ?

L’Iran est un pays qui abrite plusieurs religions. Cependant, la grande majorité de la population (environ 90%) est composée de musulmans chiites duodécimains. Les communautés sunnites sont principalement issues des minorités kurde, turkmène et baloutche.

Outre les deux principales branches de l’islam, l’Iran abrite également différentes religions telles que les zoroastriens qui représentent les héritiers de la religion d’État des Sassanides. Cette communauté a des liens avec les Parsis indiens qui sont aujourd’hui leurs principaux représentants. Les chrétiens, notamment des églises assyrienne, chaldéenne et arménienne, coexistent également dans le pays, ainsi que les Juifs.

Les minorités religieuses disposent des droits rattachés à leurs religions, ainsi que de députés au parlement.

La population iranienne, une unité nationale autour de son identité

En dépit de la diversité ethnique et linguistique, la très grande majorité des Iraniens adhèrent à l’islam chiite, qui s’est solidement implanté depuis le XVIème siècle. Ce fort attachement religieux transcende largement les différences ethniques et linguistiques.

De plus, un fort sentiment national se manifeste grâce à la conscience partagée d’une histoire commune et la conviction de porter l’héritage d’une civilisation ancienne, enracinée depuis plus de 7000 ans au carrefour de plusieurs mondes.

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En Iran, la lumineuse ferveur des Zoroastriens

En Iran, la lumineuse ferveur des Zoroastriens est un merveilleux documentaire réalisé en 2018 par Négar Zoka pour la chaîne de télévision Arte dans sa série Invitation au voyage.

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Le documentaire En Iran, la lumineuse ferveur des Zoroastriens nous plonge dans l’univers fascinant de cette religion monothéiste encore pratiquée en Iran de nos jours. Réalisé par Négar Zoka pour Arte, ce film nous offre une perspective unique sur la communauté zoroastrienne et ses traditions.

La caméra de Négar Zoka nous transporte dans des villages reculés et des temples majestueux où les zoroastriens continuent de pratiquer leur religion ancestrale. À travers des images magnifiquement capturées, nous découvrons les rituels séculaires qui animent la vie de cette communauté.

Le film nous présente également des témoignages poignants de zoroastriens qui partagent leur foi, leurs croyances et leur connexion profonde avec la nature. Les pratiquants de cette religion fondée par Zarathoustra s’engagent à protéger l’environnement et à vivre selon des principes de bienveillance, de justice et de pureté.

La lumineuse ferveur des zoroastriens en Iran

En Iran, la lumineuse ferveur des Zoroastriens nous montre également les défis auxquels fait face cette communauté ancienne. Avec une population estimée à seulement quelques milliers de personnes, les zoroastriens sont une minorité religieuse protégée par les articles 13 et 14 de la constitution de la République islamique d’Iran. Ils disposent de plus d’un député au parlement. Ce film nous montre comment ils préservent leur identité et transmettent leurs traditions à la génération suivante.

Le documentaire nous offre également une réflexion sur le patrimoine culturel iranien et sa richesse. En mettant en lumière cette communauté, Négar Zoka offre un regard nouveau et éclairant sur l’Iran. Et cela bien au-delà des clichés et des stéréotypes.

Iran Zoroastrien lumineuse ferveur

En Iran, la lumineuse ferveur des Zoroastriens est un témoignage visuel captivant. Mais aussi une célébration de la diversité religieuse et culturelle de l’Iran. Il nous rappelle l’importance de préserver les traditions anciennes tout en cherchant à mieux les comprendre et à les apprécier.

Le documentaire réalise un tour de force en nous plongeant dans l’intimité de la communauté zoroastrienne. Il nous permet également de partager son quotidien et ses moments de prière. La caméra de Négar Zoka capte avec délicatesse et respect la beauté de cette religion dans toute sa splendeur.

En Iran, la lumineuse ferveur des Zoroastriens est un voyage inoubliable à travers une croyance ancienne et une communauté qui continue de briller de sa propre lumière au cœur de l’Iran moderne. Enfin, ce documentaire nous ouvre les yeux sur une facette méconnue de la société iranienne. Il laisse place à une réflexion profonde sur la tolérance, la diversité et la préservation du patrimoine, des valeurs intrinsèques à l’Iran.

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Tapis persan, histoire d’Iran

Tapis persan, histoire d’Iran est un merveilleux documentaire réalisé en 2018 par Négar Zoka pour la chaîne de télévision Arte dans sa série Invitation au voyage.

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Ce film nous plonge dans l’univers fascinant des tapis persans en racontant l’histoire riche et complexe de l’artisanat traditionnel iranien.

Depuis des siècles, l’Iran est réputé pour la qualité et la beauté de ses tapis faits à la main. Le documentaire Tapis persan, histoire d’Iran nous permet de découvrir les secrets de fabrication de ces chefs-d’œuvre textiles. Il permet enfin de comprendre leur importance culturelle et économique pour l’Iran.

Ce film nous offre une plongée au cœur de l’histoire et de la culture de l’Iran à travers l’art du tissage de tapis. Il nous rappelle que l’artisanat traditionnel est essentiel pour préserver l’identité culturelle d’un pays et qu’il doit être valorisé et préservé.

Tapis persan, histoire d’Iran est un documentaire visuellement époustouflant qui célèbre l’art et l’artisanat iraniens. Négar Zoka réussit à capturer la subtilité des motifs et des couleurs des tapis persans. Et à nous les présenter avec une grande sensibilité.

Le tapis persan, un savoir-faire et une fierté nationale

La caméra de Négar Zoka nous emmène dans les ateliers des artisans tisserands. Des hommes et des femmes talentueux travaillent avec patience et minutie pour créer des tapis d’une incroyable finesse. Tout d’abord, il faut noter que les techniques utilisées se transmettent de génération en génération. Chaque tapis est unique et raconte une histoire à travers ses motifs et ses couleurs.

Le documentaire nous transporte également dans les bazars animés où se vendent les tapis. C’est là que l’on découvre l’importance économique de cet artisanat, qui contribue à la prospérité de nombreux tisserands et marchands dans tout le pays.

musée tapis persan Téhéran Iran
Femmes iraniennes visitant le musée national du tapis, à Téhéran

Mais les tapis persans sont bien plus qu’une simple marchandise. Ils s’enracinent profondément dans la culture iranienne. Ils s’avèrent de véritables œuvres d’art. Le documentaire explore d’abord les motifs et les symboles qui ornent les tapis. Il nous plonge ensuite dans l’histoire et la signification de chacun d’entre eux.

Les tapis persans sont également une source de fierté nationale pour l’Iran. Ils sont présents dans les foyers, les palais et les mosquées. Beaucoup sont des trésors familiaux qui se transmettent de génération en génération. Ce documentaire nous montre comment ces tapis témoignent de la passion et de la créativité des artisans iraniens, ainsi que de la beauté et de la spiritualité de leur culture.

En conclusion, Tapis persan, histoire d’Iran est un documentaire remarquable qui nous transporte dans le monde fascinant de l’artisanat des tapis persans. Ce film est un hommage à l’art et à la beauté qui résident dans chaque tapis persan.