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L’Iran face à l’imposture de l’histoire, du Prince Mozaffar Firouz

Le livre L’Iran face à l’imposture de l’histoire publié en 1971 aux éditions de L’Herne par le Prince Mozaffar Firouz est un document capital pour comprendre l’Histoire de l’Iran.

Prince Mozaffar Firouz - L'Iran face à l'imposture de l'histoire

Ancien ministre et vice-président du Conseil de l’Iran, ex-ambassadeur en Union Soviétique, le Prince Firouz aujourd’hui l’un des chefs de la lutte contre l’impérialisme, nous donne une histoire de l’Iran et de son peuple trop souvent ignorée du public européen. S’appuyant sur des documents incontestables, le Prince Firouz nous dit ce que la civilisation occidentale doit à l’Iran tant sur le plan religieux que philosophique. Contrairement à l’enseignement prévalant en occident, il prouve que la religion monothéiste et la pensée occidentale ont leurs racines en Iran et non en Grèce et en Israël.

Mêlé de très près, et durant de longues années, à la vie politique de son pays, il dévoile la mascarade du 2.500e anniversaire de la monarchie et de l’empire célébré à Persépolis. Il dénonce, documents à l’appui, les intrigues de l’impérialisme dans la politique iranienne.

Le Prince Firouz révèle aussi les dessous des tractations diplomatiques entre le gouvernement iranien et Staline qui aboutirent à l’évacuation par les troupes soviétiques du nord de l’Iran après la deuxième guerre mondiale. Il apporte enfin la lumière sur l’ascension et la chute de Mossadegh, héros national de l’Iran.

Quatrième de couverture

Cet ouvrage s’avère capital pour deux raisons. La première, c’est son rappel de certaines vérités historiques trop souvent occultées. La seconde, ce sont ses révélations sur les trahisons de Mohammad Reza Pahlavi envers l’Iran.

Le Prince Firouz rétablit la vérité concernant l’Histoire de l’Iran…

Dans son ouvrage, Mozaffar Firouz (1906-1988) offre une présentation exhaustive de l’histoire politique et philosophique de l’Iran. Il rappelle notamment que la conception monothéiste de la religion et l’éthique morale et sociale de la civilisation occidentale ne sont pas d’origine judéo-hellénique, en dépit de qui est sans cesse rabâché après des siècles de falsification de l’Histoire. Citant les plus éminents chercheurs de son temps, il rappelle que ces concepts sont en réalité purement inspirés de la tradition iranienne et aryenne. En effet, trois siècles avant Abraham, le prophète Zoroastre proclama en Iran l’unité de Dieu et une conception monothéiste de la religion. Il établit également le principe dialectique de la lutte constante entre deux contradictions représentées par le bien et le mal, constituant par là la base de tout progrès spirituel et matériel.

En effet, la pensée spirituelle iranienne inspira les religions occidentales, Ahura Mazda ayant inspiré l’idéal de Jéhovah. En 538 avant Jésus-Christ, la libération par Cyrus des Juifs alors en exil à Babylone permit cette rencontre du monothéisme iranien qui inspirera ses successeurs. Le rôle de l’Iran dans la civilisation islamique est également analysé en détail dans un chapitre où l’auteur met en évidence les liens secrets entre le Zoroastrisme et le Chiisme.

… et dénonce les mensonges du régime de Mohammad Reza Pahlavi

En ce qui concerne l’histoire récente de l’Iran, Mozaffar Firouz dresse un portrait détaillé de son siècle. Il dénonce la politique impérialiste britannique en Iran visant à diviser le pays en deux zones d’influence : russe au nord et britannique au sud. Cette dernière comprenait les champs pétroliers… Ces manœuvres entraînèrent conséquemment de graves difficultés pour l’Iran. Le prince Firouz souhaitait voir son pays recouvrer son indépendance nationale face aux influences anglaises et soviétiques. Il s’engage dans cette voie et s’implique dans l’épopée politique de Mossadegh. Il décrit avec précision ses objectifs, sa détermination et sa chute, qui marqueront la fin (du moins temporaire) de sa carrière politique.

Mozaffar Firouz rétablit également la vérité concernant le coup d’État de 1953. Citant l’historien américain de la CIA Andrew Tully, il rappelle que l’opération TP-AJAX fut entièrement l’œuvre des États-Unis. Cette position marque une rupture avec le Shah. En effet, ce dernier affirmera dans ses mémoires défier quiconque de prouver que le renversement de Mossadegh ne fut pas fondamentalement l’œuvre des Iraniens. Ce que Firouz relève avec brio, avant même les aveux étasuniens sur le sujet…

Enfin, le Prince Firouz démontre que la propagande du régime monarchique de Pahlavi ne repose sur aucune vérité historique. À commencer par la célébration des soi-disant 2500 ans de la monarchie iranienne à Persépolis en 1971.

« Sur les 2500 ans de monarchie et d’empire, comme le prétend la propagande officielle, l’Iran a été sous la domination arabe directe de 624 à 813, soit 171 ans, et sous domination arabe indirecte, gouverné par différentes dynasties mineures dans différentes parties du pays, de 820 à 1258, soit 438 ans. De 1258 à 1500, soit encore 424 ans, l’Iran fut sous le joug mongol et turc jusqu’à l’établissement de la dynastie Safavide en 1502, avec plus tard Ispahan comme capitale. Ainsi donc sur les prétendus 2500 ans d’empire, l’Iran a été en fait 851 ans sous le joug de la domination étrangère. Aucun peuple de l’histoire n’a probablement autant souffert de la domination étrangère et seules la maturité, les traditions et la vitalité de ce grand peuple ont permis sa libération du joug étranger et sa survie en tant qu’entité et état indépendant. »

P. 138.

Il dénonce également l’abandon par Mohammad Reza Pahlavi du territoire de Bahreïn, historiquement iranien. En effet, l’Iran détenait des droits et une réclamation justifiée sur Bahreïn que les Britanniques usurpèrent en 1970. Bahreïn proclame son indépendance le 14 août 1971 et signe un traité d’amitié avec les Britanniques dès le lendemain.

En conclusion

Mozaffar Firouz conclut son livre en s’interrogeant sur l’avenir du monde en général et de l’Iran en particulier. Il pense que seule une nation iranienne indépendante et souveraine peut apporter au monde les valeurs historiques et politiques qu’elle incarne depuis plus de mille ans. Cette attitude est comparable à celle du Général de Gaulle.

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Art et Littérature Artisanat Histoire

Les maisons historiques de Kachan

Située entre Téhéran et Ispahan, Kachan est un trésor méconnu de l’Iran, dont les nombreuses maisons historiques témoignent de son glorieux passé.

maisons historiques Kachan

Première grande oasis de la route reliant Qom à Kerman, cette ville émerge au milieu du désert comme un éclat de lumière dans la pénombre.

Les maisons historiques de Kachan témoignent de son glorieux passé

Les premières traces d’habitat humain à Kâshân (كاشان) remontent au VIème millénaire avant Jésus-Christ. Le site archéologique de Tépeh Sialk (تپه سیلک) à proximité livra d’ailleurs des vestiges remontant à la période néolithique.

maisons historiques Kachan

La ville va connaître un développement important sous l’impulsion de l’épouse d’Haroun al-Rachid, calife abbasside régnant entre 786 et 809.

maisons historiques Kachan

Kachan va acquérir une renommée particulière au Moyen-Âge dans le domaine de la céramique. C’est d’ailleurs pour cette raison que la céramique va prendre son nom persan de kâshi (کاشی).

Le souverain seldjoukide Malek Shâh Ier, qui règne de 1072 à 1092, fit ériger une forteresse dont les vestiges subsistent dans le centre de la ville.

Mais c’est à l’époque safavide que Kachan connaître son apogée. Shâh Abbas Ier entreprit des travaux sous son règne, entre 1588 et 1629. Il fera bâtir plusieurs palais et jardins, de même que son tombeau.

maisons historiques Kachan

C’est également à Kachan que le chancelier Amir Kabir fut assassiné le 9 janvier 1852, dans le jardin de Fin (باغ فین). Il fut sous le règne de Nasser al-Din Shâh (ناصرالدین شاه) un grand réformateur qui entreprit de moderniser et développer l’Iran.

Kachan, un patrimoine exceptionnel

Kachan conserve un patrimoine exceptionnel qui témoigne de sa grandeur. Les maisons historiques les plus connues sont les demeures ‘Abâsi (خانه عباسیان), datant de la fin du 18ème siècle, Tabâtabâ’i (خانه طباطبایی‌ها), datant des années 1840, ou bien encore Boroudjerdi (خانه بروجردی‌ها), bâtie en 1857.

Kachan recèle encore d’autres merveilles architecturales. Notamment la mosquée du Vendredi dont la construction débuta en 1074, ainsi que la mosquée Aqâ Bozorg (مسجد آقا بزرگ) et son école de théologie, datant de la seconde moitié du 18ème siècle.

maisons historiques Kachan

Enfin, le bazar de Kachan témoigne d’une maîtrise et d’un savoir-faire impressionnant. Bâti sous les Seldjoukides, il fut rénové par les Safavides. Le puits de lumière creusé au centre de la coupole marchande date pour sa part de 1868.

bazar Kachan puits de lumière

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Géopolitique et Diplomatie Société

L’Iran entre élections anticipées et confrontation avec l’Occident

Dans un entretien accordé au Cercle Aristote intitulé L’Iran : des élections anticipées et la confrontation avec l’Occident, Morgan Lotz répond aux questions de Pierre-Yves Rougeyron.

Cet entretien est l’occasion d’apporter un éclairage sur les dernières actualités iraniennes pour mieux comprendre ces évènements et leurs conséquences.

Les élections anticipées en Iran et les relations avec l’Occident

Morgan Lotz revient sur l’accident d’hélicoptère du 19 mai qui coûta notamment la vie au président de la République islamique d’Iran Ebrahim Raïssi et au ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian. Il explique en détail les évènements afin de mieux comprendre les faits, mais également les évolutions politiques et les enjeux qui en découlent.

Conséquemment à ce dramatique évènement, des élections présidentielles anticipées furent organisées. Après la présentation des candidats y participant, Morgan Lotz revient sur les résultats et le déroulement d’un scrutin important pour l’Iran.

Cercle Aristote L'Iran : des élections anticipées et la confrontation avec l'Occident

Cet entretien est aussi l’occasion de décrypter l’actualité géopolitique. Et notamment les élections présidentielles à venir aux États-Unis au mois de novembre prochain. Celles-ci pourraient voir revenir au pouvoir Donald Trump, adversaire acharné de l’Iran et assassin du général Qassem Soleimani. Là aussi, les conséquences de ce changement politique étasunien sont étudiées afin de mieux saisir les conséquences possibles sur la scène internationale.

Découvrir le Cercle Aristote

Le Cercle Aristote est un groupe de réflexion (thinktank) souverainiste français se donnant pour mission d’alimenter et de participer au débat intellectuel et public, d’en être un pont et de faire avancer la question souverainiste.

Fort d’une volonté d’unité et d’élévation intellectuelle, le Cercle Aristote se consacre également à une mission d’éducation populaire, sous la forme de vidéo ou de conférence invitant de nombreux experts qui explorent les désordres du monde pour armer un citoyen informé dans la maîtrise de son destin.

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Négâh Religion et Spiritualité

Disparition de Yahia Gouasmi, figure spirituelle chiite en France

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris ce lundi 22 juillet 2024, la disparition de Seyed Yahia Gouasmi, à l’âge de 74 ans. Véritable figure spirituelle chiite en France, il fut aussi un infatigable défenseur des opprimés et des déshérités du monde entier.

Seyed Yahia Gouasmi

C’est avec émotion que Négâh® présente ses condoléances les plus sincères et s’associe à la douleur de sa famille.

Seyed Yahia Gouasmi, un gnostique en quête de Dieu

Yahia Gouasmi naquit le 27 novembre 1949 à Sidi-Bel-Abbès, en Algérie. C’est à l’âge de seize ans qu’il quitte son pays natal pour s’installer à Calais, en France, où il exerce le métier de boucher. Il aura la chance de rencontrer l’ayatollah Khomeyni à Neauphle-le-Château en 1978 et de prier avec lui. Cette rencontre sera déterminante pour lui et suscitera sa vocation spirituelle.

En 1996, il décide de se consacrer aux études religieuses et se rend pour cela à l’Institut al-Mountadhar, situé au Liban. Ses études seront couronnées de succès et Seyed Yahia Gouasmi rentre en France avec le noble dessein de transmettre à son tour un savoir ô combien méconnu. Il fonde pour cela à Grande-Synthe le centre Zahra en 2005.

Seyed Yahia Gouasmi n’a cessé de contribuer à l’étude et la méditation de la Révélation, apportant un regard inédit sur le Coran. Véritable gnostique en quête de sens et de compréhension, il développa également une vision avant-gardiste établissant une correspondance entre la géopolitique et l’eschatologie.

Il fut aussi un homme de conviction qui n’accepta jamais la fatalité et la soumission. Il défendra toute sa vie la cause palestinienne et le dialogue entre les religions, créant notamment l’Alliance stratégique et amicale du judaïsme et de l’islam contre le sionisme en juillet 2008 avec Madame et Monsieur Borreman du Cercle d’études rabbiniques d’Anvers, en Belgique.

Son engagement politique lui causera de nombreux problèmes, et particulièrement la création du Parti antisioniste en février 2009. Le Centre Zahra sera fermé en octobre 2018 et finalement dissout le 20 mars 2019 avec la Fédération chiite de France.

Sa chaîne YouTube : Yahia GOUASMI – YouTube

Son site internet : https://gouasmi.com/

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Nature et Géographie

Le paradis perdu de Fandoqlou

Quelque part dans la province d’Ardabil, dans le nord-ouest de l’Iran, se trouve un véritable paradis perdu : Fandoqlou (فندوقلو). Situé à 30 kilomètres d’Ardabil (اردبیل) et seulement 10 de Namin (نمین), ce lieu enchanteur attirent les touristes en quête d’émerveillement.

Fandoqlou

Cette région iranienne offre un spectacle géographique surprenant. En effet, différents paysages se combinent les uns aux autres : forêts, plaines et montagnes…

D’une superficie totale de 120 kilomètres carrés, la forêt de Fandoqlou s’étend sur 85 kilomètres carrés, tandis que des plaines et des pâturages occupent le reste de l’espace.

Fandoqlou

De nombreuses espèces d’arbres fruitiers poussent dans ce lieu : noisetiers, pommiers, cognassiers, fraisiers et framboisiers. Toutefois, la renommée de Fandoqlou provient de ses plaines où poussent les fleurs de camomille. Ses zones vierges constituent également une réserve naturelle de plantes médicinales.

Fandoqlou, un site classé au patrimoine de l’UNESCO

La 43ème session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO qui se tint dans la ville de Bakou, en Azerbaïdjan, décida l’inscription des forêts hyrcaniennes qui s’étendent de Fandoqlu jusque dans la province du Golestan.

L’admission au patrimoine mondial fut actée à l’unanimité le 5 juillet 2019. La région de Fandoqlou constitue le 24ème territoire iranien inclus sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Fandoqlou (Iran)

La fête de la camomille

Une autre attraction touristique de la province d’Ardabil est le Festival de la fleur de camomille. Celui-ci se tient chaque année dans la ville de Namin, en même temps que la Journée mondiale des fleurs et des plantes les 25 et 26 juin. Un grand nombre de touristes nationaux et étrangers se rendent dans cette zone touristique en cette occasion.

Fandoqlou camomille

Ce festival se déroule dans les pâturages, grâce aux efforts de l’Organisation du patrimoine culturel, du tourisme et de l’artisanat de la province d’Ardabil.

Des programmes musicaux et des spectacles sont organisés. Les artistes et artisans de cette région exposent au public un patrimoine précieux en produisant leurs réalisations.

Deux magnifiques albums de photographies de Hassan Fakheri et Reza Zare à découvrir :

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Société

Résultats du 2ème tour de l’élection présidentielle de 2024 en Iran

Les résultats du 2ème tour de la 14ème élection présidentielle qui se tenait vendredi 5 juillet 2024 en Iran ont été annoncés. Le candidat Mas’oud Pezeshkiân est officiellement élu président de la République islamique d’Iran.

2ème tour élection présidentielle 2024 Iran

Pour rappel, six candidats se sont présentés : Sa’id Djalili, Mas’oud Pezeshkiân, Mostafa Pour Mohammadi, Mohammad-Bâqer Qâlibâf, Seyed Amir Hossein Qâzizâdeh Hâshemi et Alirezâ Zâkâni.

Messieurs Seyed Amir Hossein Qâzizâdeh Hâshemi et Alirezâ Zâkâni ont retiré leurs candidature, respectivement le 26 et le 27 juin. Ne restaient alors que quatre candidats.

Le premier tour organisé le 28 juin dernier vit Mas’oud Pezeshkiân arriver en tête avec 10 415 991 voix. Sa’id Djalili est quant à lui arrivé second avec 9 473 298 voix. Aucun candidat n’ayant remporté la majorité absolue (50% + 1) au premier tour, un second fut donc organisé le vendredi 5 juillet.

Résultats du 2ème tour de l’élection présidentielle de 2024 en Iran

Le scrutin se déroule en Iran sur une période de dix heures, de 8 heures à 18 heures. Conformément à la loi, celui-ci peut être prolongé si besoin. Ce 5 juillet, l’horaire de fermeture sera reporté jusqu’à minuit dans les grandes villes. Téhéran ne compte pas moins de 6000 bureaux de vote pour 15 millions d’habitants.

Le dépouillement des bulletins débuta immédiatement après la fermeture des bureaux de vote. Le processus de vote dura au total 16 heures et enregistra un taux de participation de plus de 50%. Ce dernier s’avère nettement supérieur à celui du premier tour.

Plus de 61 millions d’Iraniens sont inscrits sur les listes électorales, sans oublier les 10 millions d’Iraniens résidant à l’étranger.

Sur un total de 30 530 157 votes exprimés, Mas’oud Pezeshkiân arrive en tête avec 16 384 403 voix (54,76%). Sa’id Djalili arrive en seconde position avec 13 538 179 voix (45,24%).

Mas’oud Pezeshkiân devient conséquemment le 9ème président de la République islamique d’Iran. Chirurgien cardiaque né en 1954, il fut notamment député durant cinq mandats, ministre de la Santé (2001-2005) et vice-président de l’Assemblée consultative islamique (2016-2020).

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France-Iran

Libération du journaliste iranien Bashir Biazar détenu en France

L’Iran annonce la libération de Monsieur Bashir Biazar, un journaliste iranien arbitrairement arrêté en France le 5 juin dernier.

libération Bashir Biazar musicien réalisateur journaliste iranien

Portrait du journaliste iranien Bashir Biazar

Natif d’Iran, Bashir Biazar est le fils de Monsieur Habibollah Biazar, ancien ambassadeur d’Iran en Grèce, en Albanie et en Bulgarie.

Il étudia en 2005 les sciences politiques au sein de l’université Allameh Tabatabai de Téhéran avant de poursuivre ses études à l’université d’Osmania en Inde, où il obtient une maîtrise en relations internationales en 2007. Le jeune diplômé poursuit alors un doctorat en réalisation cinématographique au sein de l’université de Kingston à Londres, qu’il obtient en 2011. Il fut également directeur général du New Horizon Institute of Arts and Culture et secrétaire de l’Association des étudiants islamiques basée à Londres.

Un artiste de renom

Bashir Biazar fut notamment directeur de production au Département de musique et de chant de la Radiodiffusion de la République islamique d’Iran (IRIB). Il participa notamment aux programmes musicaux, documentaires et télévisés, axés sur des sujets culturels. Engagé dans le milieu culturel, il produisit en mai 2013 dix concerts en persan, en arabe et en anglais pour Hamed Zamani, chanteur iranien alors âgé de 25 ans et débutant dans le milieu musical.

Il participe en septembre 2015 à la production de la chanson Wound on Wound écrite par Madame Ezra Rashidnejad, composée et arrangée par Monsiuer Omid Rahbaran, rendant hommage aux victimes de la tragique bousculade de Mina survenue en Arabie saoudite. Il écrit également cette même année le scénario du documentaire 33 ans de silence réalisé par Hossein Shamaqdari sur un vétéran de la guerre imposée à l’Iran par l’Irak de 1980 à 1988. Ce documentaire sera projeté à Los Angeles lors du festival de films Noor.

Bashir Biazar compose en 2019 les musiques du film Alzheimer. Ce documentaire présente une étude comparative des monuments aux morts et de la mémoire des conflits à travers le monde. Il dirige en février 2021 la composition de l’album To the Peak consacré aux hymnes et produit par l’IRIB.

Sa présence en France

En 2021, Bashir Biazar s’installe en France avec son épouse qui suit des études de doctorat dans une université française.

Il participe en qualité de journaliste à divers travaux de production. Il rendit notamment compte des attaques de groupes anti-iraniens contre l’ambassade iranienne à Paris. Ces mêmes organisations tenteront vainement de déposer plainte contre Bashir Biazar après son arrestation au motif de « participation à des actes de torture » et d’« espionnage pour le compte d’une puissance étrangère », dans le seul but d’empêcher sa libération.

Après l’opération militaire du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, Bashir Biazar couvre cette actualité et le conflit qui s’ensuit, ainsi que ses répercussions en France.

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France-Iran Géopolitique et Diplomatie

Rassemblement à Berlin des terroristes Moudjahiddines du Peuple

L’Organisation des Moudjahiddines du Peuple iranien (OMPI), parmi les groupes terroristes les plus sanguinaires et violents, organisait du 29 juin au 1er juillet un vaste rassemblement à Berlin, intitulé : « Grand rassemblement pour un Iran libre » (sic !). Parallèlement, une réunion de haut niveau se tint à Paris.

Maryam Radjavi terroristes Moudjahiddines du Peuple OMPI
Maryam Radjavi, dirigeante de l’organisation terroriste des Moudjahiddines du Peuple

Ce rassemblement fut officiellement organisé par le « Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) », une façade trompeuse créée par Massoud Radjavi pour dissimuler une organisation criminelle inféodée à Washington.

Ce rassemblement à Berlin des terroristes des Moudjahiddines du Peuple démontre le soutien occidental au terrorisme comme moyen de terreur organisée à l’encontre des pays qui n’acceptent pas de soumettre à son hégémonie.

Qui sont les terroristes des moudjahiddines du peuple ?

L’Organisation des Moudjahiddines du Peuple iranien (OMPI) vit le jour en 1965. Ce groupe politique islamiste marxiste lutte d’abord contre le dictature de Mohammad Reza Shah Pahlavi. À partir de 1980, estimant ne pas avoir assez de pouvoir, il se retourne contre les institutions de la République islamique d’Iran.

Dossier : Les Moudjahiddines du Peuple, une organisation terroriste

Il est nécessaire de rappeler que les terroristes des moudjahiddines du peuple sont responsables de la mort de plus de 17 000 Iraniens au cours d’attentats sanglants et d’assassinats ciblés dans les années 1980. De plus, ils sont également responsables de l’extermination de plus de 105 000 Kurdes en Irak.

Le soutien occidental au terrorisme

Préparant cette manifestation, l’OMPI a réuni les signatures de 553 parlementaires britanniques en faveur du plan de Maryam Radjavi pour un « Iran libre » (sic !). Un autre texte de soutien fut également signé par 32 des 60 sénateurs de la République d’Irlande. Idem pour 104 sur 200 sénateurs italiens et pour 68 sur 129 parlementaires écossais. De même pour 30 personnalités états-uniennes conduites par l’ancien président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich.

Parmi les personnalités présentes à ce rassemblement figurent notamment :

  • Matteo Renzi, ancien Premier ministre d’Italie
  • Petre Roman, ancien Premier ministre de Roumanie
  • Geir Haarde, ancien Premier ministre d’Islande
  • Rosalia Arteaga, ancienne présidente de l’Équateur
  • Jorge Quiroga, ancien président de la Bolivie
  • Jaume Bartumeu Cassany, Premier ministre d’Andorre
  • Christian Calderone, représentant du Parlement allemand (Basse-Saxe)
  • George Sabra, membre du Parti populaire démocratique syrien
  • Général Wesley Clark, ancien commandant suprême des forces alliées en Europe (OTAN)
  • Alain Vivien, ancien ministre d’État français chargé des Affaires européennes
  • Joachim Rueker, ancien président du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU
  • Sam Brownback, ancien sénateur étasunien et ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse dans le monde (membre de la Fraternité The Family)
  • Alan Dershowitz, soutien d’Israël
  • Mike Pence, ancien vice-président des États-Unis
  • Stéphane Harper, ancien premier ministre du Canada
  • Mike Pompeo, ancien secrétaire d’État des États-Unis
  • Liz Truss, ancienne Première ministre du Royaume-Uni
  • John Bolton, ancien conseiller à la Sécurité nationale des États-Unis

Le 28 juin dernier, les autorités judiciaires française émirent d’ailleurs une interdiction de sortie du territoire à l’encontre de Maryam Radjavi. Cette décision fait suite à la découverte d’armes et de stupéfiants lors d’une perquisition du siège de l’OMPI à Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise). Des documents relatifs à du blanchiment d’argent et du matériel d’espionnage furent également retrouvés.

Lecture complémentaires :

Paul Labarique, Les Moudjahidin perdus – De la révolution au mercenariat, Réseau Voltaire, 17 février 2004.

Ali Harb, Comment l’Organisation des moudjahidine du peuple est passée de la liste noire du terrorisme aux couloirs du Congrès américain, Middle East Eye (édition française), 22 juillet 2019.

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Société

Résultats du 1er tour de l’élection présidentielle de 2024 en Iran

Les résultats du 1er tour de la 14ème élection présidentielle qui se tenait vendredi 28 juin 2024 en Iran sont annoncés aujourd’hui.

Six candidats se sont présentés : Sa’id Djalili, Mas’oud Pezeshkiân, Mostafa Pour Mohammadi, Mohammad-Bâqer Qâlibâf, Seyed Amir Hossein Qâzizâdeh Hâshemi et Alirezâ Zâkâni.

Messieurs Seyed Amir Hossein Qâzizâdeh Hâshemi et Alirezâ Zâkâni ont retiré leurs candidature, respectivement le 26 et le 27 juin. Ne restaient alors que quatre candidats.

Résultats du 1er tour de l’élection présidentielle de 2024 en Iran

Sur un total de 24 535 185 votes exprimés, Mas’oud Pezeshkiân arrive en tête avec 10 415 991 voix (44,36%). Il est ensuite suivi par Sa’id Djalili avec 9 473 298 voix (40,35%). Mohammad-Bâqer Qâlibâf arrive quant à lui troisième avec 3 383 340 voix (14,41%). Enfin, Mostafa Pour Mohammadi est quatrième avec 206 397 voix. (0,88%)

résultats 1er tour élection présidentielle 2024 Iran

Aucun candidat n’ayant remporté la majorité absolue (50% + 1) au premier tour, un second sera donc organisé le vendredi 5 juillet. Il départagera messieurs Pezeshkiân et Djalili.

Le vote des Iraniens résidant à l’étranger

Le vote des Iraniens résidant à l’étranger s’est déroulé sans problème, à l’exception de la France, du Royaume-Uni et du Canada. Il s’avère cocasse de constater que deux pays parmi les plus moralistes envers l’Iran sont les premiers à perturber son processus démocratique…

Le Canada a tout simplement interdit aux Iraniens expatriés de voter ! Quant à la France, plusieurs électeurs furent victimes d’agressions et de violences alors qu’ils se rendaient à l’ambassade iranienne pour participer aux élections. Des individus sans honneur ni respect ont injurié et violemment frappé les électeurs, notamment des personnes âgées.

Paris

Les agresseurs n’ont pas manqué de diffuser fièrement leurs attaques contre un processus démocratique et des personnes. Cela d’autant plus que ces individus sont les premiers à injurier les institutions iraniennes et à les accuser d’être une dictature. Une telle contradiction serait risible si elle n’était pas dramatique.

Paris

Il en fut de même à Londres, où des électrices iraniennes se sont fait arracher leur voile.

Londres

Attaque terroriste dans le Balouchistan

Des terroristes ont attaqué un autobus transportant les urnes scellées sur la route reliant Djekigour à Rask, dans la région du Sistan-Baloutchistan. Deux policiers ont trouvé la mort dans cette attaque : l’adjudant-chef Ibrahim Marmazi et le soldat Farhâd Djalil. Ce dernier effectuait son service militaire. Cinq autres personnes sont également blessées.

Adjudant-chef Ibrahim Marmazi
Soldat Farhâd Djalil

La région du Sistan-Baloutchistan est régulièrement la cible du terrorisme, ce dernier étant soutenu et organisé par Israël et les États-Unis.

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Nature et Géographie Société

Gol Ghaltan, le rituel des bébés et des pétales de roses

Dans la région de Damghan réside un rituel ancestral qui fascine et impressionne par sa beauté poétique : Gol Ghaltan (گل‌غلتان). Basée sur les croyances folkloriques transmises de génération en génération, cette tradition consiste à rouler les nouveau-nés dans des pétales de roses.

Gol Ghaltan rituel bébés pétales de rose

Selon les habitants d’Amirieh (امیریه), dans le comté de Damghan (دامغان), lui-même situé dans la province de Semnan (سمنان) au nord de l’Iran, cette pratique apporte bonheur, fraîcheur et protection contre les maladies.

Gol Ghaltan, une tradition iranienne

Gol Ghaltan Damghan Iran

La tradition de Gol Ghaltan tire ses origines d’un vieux mythe iranien intitulé « La fleur souriante ». Ce récit mythique raconte l’histoire d’êtres purs et saints ayant prédit la naissance d’un enfant béni. Afin de manifester leur amour et leur gratitude envers cette grâce divine, les habitants de la région de Damghan créèrent ce rituel unique en son genre.

Les mères, les tantes et les grands-mères se rendent dans les jardins et les champs dès le matin pour cueillir des fleurs et réciter des poèmes.

همه کوه و کمر بوی تو داره یا محمد 

کدوم گل قامت روی تو داره یا محمد

همون ماه‌ای که از کوه می زنه سر 

نشان طاق ابروی تو داره یا محمد

Ô cyprès sycomore, d’où viens-tu,

Ô moissonneur de fleurs du jardin de ton âme ?

Le sang est devenu mon foie pour ton arrivée tardive,

Ô moisson de fleurs, tu es venu du jardin de la vie.

La légende veut que le contact entre les bébés et les pétales de roses procure une joie profonde et un rafraîchissement bienfaiteur.

La fraîcheur des fleurs enveloppe la peau délicate des nourrissons, les préservant ainsi de toute altération ou maladie. Cette croyance en la protection et en la préservation de la pureté des nouveau-nés traversa les siècles. Elle demeure aujourd’hui encore profondément ancrée dans la culture locale.

Autrefois, cette cérémonie concernait les bébés nés au printemps, le dixième jour après la naissance, dans le bain public de la localité. Pour les autres bébés nés à d’autres saisons de l’année, cette cérémonie se tenait au premier printemps de leur vie.

Gol Ghaltan fut inscrit en 2010 sur la liste officielle du patrimoine culturel immatériel de l’Iran.

tradition iranienne Gol Ghaltan

Au-delà des frontières de Damghan, Gol Ghaltan est devenu un symbole de l’Iran traditionnel et de son héritage culturel fascinant.

Cette tradition envoûtante nous rappelle avant tout la magie qui se cache dans les traditions. Elle nous invite également à nous émerveiller devant la grandeur de notre patrimoine. Elle témoigne enfin de la nécessité de préserver ces trésors culturels pour les générations futures.

Gol Ghaltan folklore Iran

Un magnifique album de photographies d’Ali Abak à découvrir :