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L’Iran frappe Israël avec des drones et des missiles

Dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 avril 2024, l’Iran lançait contre Israël plusieurs vagues de drones et de missiles balistiques. Pourquoi une telle action militaire ? Les raisons remontent au 1er avril précédent, lorsqu’Israël attaquait dans la plus grande illégalité l’ambassade et le consulat iraniens de Damas, en Syrie.

Une telle action constitue une violation extrêmement grave du droit international et plus particulièrement de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961. Celle-ci est un traité international réglant les rapports diplomatiques entre États, l’immunité du personnel diplomatique et l’inviolabilité des ambassades.

illustration jeu d'échecs Iran Israël missiles avril 2024

Négâh® vous propose le récit de ces évènements minute par minute tel qu’il l’a couvert en direct.

Deux semaines d’incertitude et de tensions

Le 3 avril, plusieurs médias israéliens rapportent que des responsables de la CIA annoncent des représailles légitimes iraniennes dans un délai de 48 heures. L’État hébreux évacue ses ambassades dans l’ensemble de la région, à commencer par celles de la Jordanie, des Émirats arabes unis et de l’Azerbaïdjan. L’armée de l’air israélienne est dans le même temps placée en état d’alerte, d’autant plus qu’une réunion entre le Guide de la Révolution Ali Khamenei et le Conseil de Défense iranien a lieu dans la journée.

Dans la nuit, les systèmes GPS du golfe Persique sont brouillés par les systèmes de guerre électronique iraniens. Une telle action vise à perturber les activités des avions AWACS étasuniens qui tenteraient des reconnaissances des activités militaires. Les municipalités israéliennes de Tal Aviv, Haïfa et Eilat sont dans un état d’alerte élevé, tandis que les chaînes de télévisions iraniennes affichent les mots arabes toufan al-ahrar, signifiant « la tempête des esprits libres ».

En Iran, dans la région du Baloutchistan, le groupe terroriste Djaish al-Zalum tente aux alentours de 23 heures (heure française) d’attaquer le quartier-général des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et le douzième poste de police, situés tout deux dans la ville de Rask. Dix policiers et dix-huit terroristes seront tués. L’interrogation se pose d’une éventuelle action coordonnées avec Israël

Du 4 au 10 avril

Le 4 avril, différents rapports indiquent que l’OTAN et Israël seraient à l’origine du brouillage GPS dans une grande partie de l’Asie du sud-ouest. Cela dans le but de réduire le succès des frappes iraniennes. Ce même jour, des utilisateurs israéliens du système GPS signalent que leurs positions sont dirigées vers Beyrouth, la capitale libanaise. Le signal GPS fonctionne uniquement à l’aéroport de Beyrouth, de sorte que toutes les demandes de localisation se dirigent vers cette zone. Étant donné que l’armée israélienne brouille les attaques, il est possible de s’interroger sur l’éventualité d’une redirection du signal GPS vers Beyrouth affectant des missiles.

Iran Israël comparatif missiles
Comparatif Iran/Israël : missiles israéliens

Le 5 avril, Israël informe les États-Unis que, si l’Iran visait directement son territoire, sa réponse porterait le conflit à un niveau supérieur. L’espace aérien de l’ouest de l’Iran est ce soir-là complètement dégagé. Aucun vol civil ne le traverse. Le journal israélien Yediot Aharonoth rapporte que 28 missions diplomatiques israéliennes sont fermées. De plus, la Syrie envoie une force auxiliaire sur l’axe du Golan afin de contrer une éventuelle invasion israélienne.

Le 6 avril, des mouvements de formations combattantes soutenues par l’Iran sont observés dans le sud-ouest de la Syrie. De son côté, le CENTCOM et l’ensemble des forces étasuniennes sont placées en état d’alerte.

Le 9 avril, une attaque terroriste a lieu contre deux voitures de police dans le Sistan-et-Baloutchistan. Le groupe terroriste sunnite Djaish al-Adl revendique cette attaque ayant causé la mort de six policiers. Deux autres furent grièvement blessés.

Le 10 avril
  • La base de défense aérienne de Khatam al-Anbiya du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) met en alerte deux des trois systèmes de défense aérienne. Selon le ministère étasunien de la Défense, la réponse légitime de l’Iran contre Israël serait imminente. Selon des médias israéliens, les diplomates et les journalistes se préparent à la riposte iranienne. Un certain nombre de téléphones satellites sont distribués pour maintenir les communications. La compagnie aérienne allemande Lufthansa interrompt temporairement tous ses vols à destination et en provenance de Téhéran pour les prochaines 24 heures.
  • L’Iran émet l’ordre de dégager le ciel du Khouzistan, tandis que la 5ème flotte de l’US Navy dans le golfe Persique est mise en état d’alerte. Un avion militaire KC-135R Stratotanker de l’US Air Force vole depuis la base aérienne Royal Mildenhall située au Royaume-Uni. Sa destination demeure inconnue. Il est cependant probable qu’il puisse se diriger vers la base aérienne d’al-Udeed, au Qatar.
  • Israël informe les États-Unis que toute attaque directe de l’Iran déclencherait une réponse immédiate. Des responsables américains confirment au média Al Jazeera que les États-Unis n’excluent pas une attaque de représailles conjointe avec Israël contre l’Iran en cas de frappes contre ses positions.
  • Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a mis toutes les unités de missiles et les systèmes radar de la base de défense de Khatam al-Anbia en état d’alerte totale. Pendant ce temps, le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, s’entretient par téléphone avec ses homologues saoudien, irakien, émirati et qatari.
  • Ce même soir, Téhéran est déclaré zone d’exclusion aérienne. Selon les informations publiées sur le site internet des aéroports iraniens, aucun vol intérieur n’aura lieu à l’aéroport de Mehrabad (aéroport de Téhéran desservant les correspondances intérieures) à partir de ce moment et jusqu’à 5 heures du matin. De même, aucun aéronef civil ne vole dans l’espace aérien israélien.
  • Le média israélien Jerusalem Post annonce dans un communiqué urgent que le ministre de la Défense allait tenir une réunion extraordinaire avec un certain nombre de responsables de Tel-Aviv au sujet de la situation sécuritaire en Israël.
Le 11 avril
  • L’Iran rejette la proposition de médiation de la Turquie visant à empêcher une confrontation militaire avec Israël. Selon le Jérusalem Post, les délégations diplomatiques étasunienne, britannique et française ont quitté Israël.
  • Le Pakistan déclare officiellement la Brigade Zeynabiyoun comme groupe terroriste. L’armée pakistanaise a ouvert une enquête sur cette unité des Défenseurs du Sanctuaire composée de Pakistanais chiites qui se sont illustrés dans la lutte contre Daech.
Iran Israël comparatif missiles
Comparatif Iran/Israël : missiles iraniens
  • Dans un message écrit adressé à Washington, l’Iran « met en garde les États-Unis contre le risque d’être entraînés dans le piège de Netanyahou ». Ce message leur précise également de « se tenir à l’écart pour éviter de se retrouver sous les frappes ».
  • Le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron et son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian se sont entretenus par téléphone.
Le 12 avril
  • Le journal israélien Yedioth Ahronoth déclare que l’armée israélienne et le Mossad ont approuvé un plan d’attaque contre l’Iran au cours d’une réunion s’étant déroulée la veille au soir. Tsahal interdit à ses soldats de voyager à l’étranger sans permis en raison des préparatifs d’une éventuelle réponse iranienne.
  • Le Qatar et le Koweït informent les États-Unis qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation de bases sur leur sol pour des attaques contre l’Iran.
  • Le ministère français des Affaires étrangères appelle ce vendredi les ressortissants français à ne pas voyager en Iran, Israël, Liban et dans les territoires palestiniens. La décision a été « actée en réunion de crise » précise le ministre. Il a aussi demandé le « retour des familles des agents diplomatiques de Téhéran » ainsi que l’interdiction des missions de fonctionnaires français dans ces pays.
  • Le Royaume-Uni, la Norvège et l’Inde demandent à leurs citoyens de ne pas se rendre en Iran et en Israël et de quitter ces pays dès que possible.
  • L’Allemagne demande à ses citoyens de quitter immédiatement l’Iran.
  • Des rapports font état d’un brouillage GPS dans les provinces de Qom et du Khouzestan.
  • La population de la province irakienne de Diyala, à la frontière iranienne, signale la présence de traînées lumineuses dans le ciel. D’autres photographies prises à Racht et à Qom, en Iran, montrent la même chose. Le ministère russe de la Défense annonce le test d’un nouveau missile nucléaire intercontinental sur le site d’essai de Kapustin Yar.
  • Plus de 50 roquettes sont lancées par le Hezbollah en direction d’Israël.
  • Israël évacue son ambassade de Bakou, en Azerbaïdjan.
  • La compagnie aérienne autrichienne Austrian Airlines suspend ses vols à destination et en provenance de Téhéran.
  • Alerte de haut niveau de toutes les forces opérationnelles de combat des Hashd al-Sha’abi et du Hezbollah irakiens à proximité des frontières jordaniennes.
  • L’armée américaine transfert 12 avions de combat F-15 d’Angleterre vers l’Asie du sud-est.
  • Le bureau du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou demande à tous les ministères de se préparer à une éventuelle attaque iranienne ce soir.
  • La Turquie informe les États-Unis qu’ils ne pouvaient pas utiliser son espace aérien contre l’Iran.
Le 13 avril

00h20 : Selon le média étasunien CNN, Washington a demandé à Israël de répondre à la légitime riposte iranienne de manière à ne pas conduire à une nouvelle escalade des tensions.

00h40 : Le compte israélien Terror Alarm, affilié avec plusieurs organisations terroristes (notamment Daech) appelle l’OTAN à exterminer la population iranienne : «  Chère OTAN, il est temps de prouver votre valeur en tant qu’allié d’Israël en transformant l’Iran djihadiste en un désert radioactif. »

00h42 : Les Pays-Bas demandent à leurs citoyens de quitter immédiatement Israël.

15h20 : La compagnie aérienne néerlandaise KLM a annoncé qu’elle cesserait de survoler Israël et l’Iran.

19h32 : Une cyberattaque contre l’Autorité nationale israélienne de distribution d’électricité (IEC) entraîne une panne totale du courant électrique et du réseau internet à Tel-Aviv. L’électricité est également coupée dans diverses villes israéliennes, notamment Beit Shamsh, Tel Aviv, Rosh Ha’in, Arad, Modi’in, Beer Shua, Netanya, etc. Le groupe des « Vengeurs » revendique cette action et annonce qu’il contrôle l’ensemble des systèmes électriques israéliens et qu’il est prêt à couper l’électricité ainsi que les réseaux de secours des tours de télécommunication et des centres militaires lors de l’attaque des forces de résistance.

20h53 : Perturbations majeures du système GPS en Irak, en Jordanie, au Koweït, en Syrie et au Liban. Un avion de la compagnie Emirates à destination de l’aéroport international Ben Gourion (en Israël) a fait demi-tour pour rentrer à Dubaï. La Jordanie ferme temporairement son espace aérien.

21h25 : L’Irak annonce la suspension des vols à destination de l’Iran.

21h45 : L’aéroport international de Téhéran et son espace aérien sont fermés jusqu’à nouvel ordre. L’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv sera fermé pendant trois heures ce soir.

Quand l’Iran frappe Israël avec des drones et des missiles

Il est environ 21 heures 50 en France lorsque des médias israéliens déclarent que les services de renseignements étatsuniens indiquent le lancement de dizaines de drones et de missiles depuis l’Iran en direction d’Israël. Certaines sources américaines font état du tir de plus de 100 drones.

21h55 : Le groupe « Hanzala » aurait piraté les radars israéliens et annoncé dans un message :

« Nous avons piraté vos systèmes radar pour la deuxième fois, mais cette fois avec une différence ! Vous n’avez que quelques heures pour réparer vos systèmes radar ! Nous avons commencé le jeu ! Nous vous suggérons de vous enfuir immédiatement. »

22h02 : Les médias israéliens annoncent que l’Iran ciblera les systèmes de défense lors de la première vague. La deuxième vague sera constituée de missiles. Il faudra quelques heures aux drones pour atteindre le territoire israélien. Si les systèmes ne sont pas réparés à temps, cela signifie qu’aucune défense aérienne israélienne ne sera assurée.

22h17 : Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a officiellement confirmé le début des représailles légitimes de l’Iran contre Israël. Le Hezbollah lance des missiles sur Al-Jalil. Un bombardier étasunien Boeing B-17 entre dans le ciel de la région. Selon le média al-Mayadeen, il existe une possibilité d’affrontements entre combattants russes et étasuniens dans l’espace aérien syrien.

22h27 : Le porte-parole de l’armée israélienne prévient que tous les drones ne pourront pas être arrêtés et que les habitants doivent se préparer à rejoindre les abris. Des drones ont été tirés depuis toute la frontière ouest du pays. Des informations font état de tirs de drones suicides en provenance du Yémen. Des missiles de croisière auraient également été tirés.

22h30 : Des avions américains et israéliens ont été détectés dans l’espace aérien irakien. De plus, 3 avions ravitailleurs américains opèrent à leurs côtés. Des drones iraniens ont été lancés depuis Kermanshah et Dukohe, dans l’ouest de l’Iran, la cinquième base de chasse d’Omidiyeh et d’autres régions.

22h31 : L’ordre vient d’être donné d’évacuer l’ensemble de l’espace aérien iranien.

22h36 : Tirs de drones et de missiles de croisière depuis Chiraz.

22h42 : Les responsables israéliens affirment que l’Iran a tiré des missiles de croisière sur Israël.

22h47 : Israël équipe tous ses combattants. Le ministre iranien de la Défense déclare que tout pays qui ouvre son espace aérien ou terrestre pour attaquer l’Iran recevra notre réponse décisive.

22h50 : Israël a annoncé aux États-Unis son intention d’attaquer l’Iran en représailles. Rappelons qu’Israël est l’agresseur et l’Iran l’agressé.

22h54 : La Jordanie se prépare à faire face à tout avion iranien qui violerait l’espace aérien du pays. Les drones iraniens s’approchent de son espace aérien. Les systèmes de défense aérienne israéliens sont confrontés à des cyberattaques.

22h59 : Les chasseurs de l’US Air Force se trouvant actuellement dans l’espace aérien de l’Irak et de la Jordanie tenteraient d’abattre les drones iraniens jusqu’à la frontière israélienne. Le brouillage par Israël des signaux GPS au-dessus du Moyen-Orient est sans précédent et met en danger les compagnies aériennes civiles, ce qui pourrait entraîner d’importantes pertes de vies humaines.

drones iraniens survolant l'Irak 13 avril 2024
La « meute » de drones photographiée au-dessus de l’Irak.

23h04 : Des informations font état de frappes aériennes israéliennes sur des cibles dans le sud du Liban. La Jordanie déclare l’état d’urgence et ouvre son espace aérien aux chasseurs de l’armée de l’air israélienne.

23h07 : Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique annonce dans un communiqué le lancement de dizaines de drones et de missiles vers Israël :

« En réponse aux nombreux crimes du régime sioniste, notamment l’attaque contre le consulat iranien à Damas et le martyre d’un groupe de nos commandants et conseillers militaires en Syrie, l’armée de l’air du CGRI a ciblé des positions spécifiques à l’intérieur des territoires occupés en tirant des dizaines de missiles et de drones.»

23h11 : La radio de l’armée israélienne rapporte que l’attaque de l’Iran est plus importante que prévu. Le ministère iranien des Affaires étrangères prévient que toute tentative de nuire à l’Iran et d’intercepter ses missiles entraînera l’attaque immédiate sur le sol de ce pays. Attaques massives du Hezbollah contre les sites de défense israéliens. Un groupe de drones a traversé Damas, la capitale syrienne.

23h19 : Le New York Times rapporte que Tsahal évacue ses bases militaires.

23h23 : L’Égypte ferme son espace aérien. Le média étasunien ABC NEWS cite un responsable américain : « Nous pensons désormais qu’entre 400 et 500 drones et missiles seront lancés sur Israël. »

23h27 : Les systèmes de défense aérienne Pansir, de fabrication russe, sont en alerte autour de la capitale syrienne et des principales bases.

23h32 : Tirs de missiles depuis le Liban et de drones depuis le Yémen.

23h34 : Le président syrien Bashar al-Assad ordonne à l’armée de se diriger vers la frontière israélienne.

23h36 : Les premiers drones arrivent sur Israël.

23h37 : Les chasseurs britanniques rejoignent les chasseurs américains pour intercepter les drones iraniens au-dessus de la Jordanie et de la Syrie.

23h40 : Les roquettes du Hezbollah frappent Tel-Aviv, tandis que les hauteurs du Golan occupées subissent une attaque de missiles.

23h46 : Tir du premier groupe de missiles balistiques iraniens vers des cibles situées au plus profond d’Israël. Les forces soutenues par l’Iran se préparent à lancer des missiles balistiques à al-Mayadeen (près de la frontière syro-irakienne).

23h57 : Tir de dizaines de missiles balistiques depuis Khorramshahr, en Iran. L’armée israélienne déclare que l’Iran ne cible que les positions militaires.

14 avril, minuit : De nombreux missiles hypersoniques iraniens traversent actuellement l’espace aérien irakien.

00h06 : Le Yémen a lancé un missile balistique. Des drones iraniens survolent la Jordanie. Il s’agit de la deuxième vague sur les trois déjà officiellement lancées.

00h10 : Les premiers missiles hypersoniques devraient frapper Israël dans environ 7 minutes.

00h11 : Les États-Unis ont demandé à l’Iran par l’intermédiaire du Qatar de cesser immédiatement ses attaques. L’Iran a ignoré cette demande et a menacé d’attaquer les bases américaines en cas d’intervention américaine.

00h24 : La mission permanente de l’Iran auprès des Nations Unies déclare :

« Menée sur la base de l’article 51 de la Charte des Nations Unies relatif à la légitime défense, l’action militaire de l’Iran était une réponse à l’agression du régime sioniste contre nos locaux diplomatiques à Damas.
L’affaire peut être considérée comme close. Cependant, si le régime israélien commettait une nouvelle erreur, la réponse de l’Iran serait considérablement plus sévère.
Il s’agit d’un conflit entre l’Iran et le régime voyou israélien, dont les États-Unis DOIVENT RESTER À L’ÉCART. »

00h28 : Des cibles militaires israéliennes sont touchées.

00h31 : La France condamne les représailles légitimes de l’Iran après l’attaque israélienne contre son consulat de Damas. Pour rappel la France n’a pas condamné la violation du droit international par Israël. L’Iran est pourtant en droit de se défendre et d’assurer sa sécurité.

01h03 : Fortes explosions dans le Néguev, au sud d’Israël, et dans les environs de la ville d’Haïfa, au nord.

13 avril 2024 Iran frappe Israël avec drones et missiles
Les missiles venus d’Iran dans le ciel d’Israël.

01h07 : Des sirènes se font entendre dans la région de la mer Morte, à Jérusalem et dans le nord d’Israël, a indiqué l’armée israélienne. Des explosions se font entendre dans le ciel au-dessus de Jérusalem, rapporte l’AFP. Les forces de défense aérienne jordaniennes abattent des missiles lancés par l’Iran, rapporte la chaîne de télévision Al Arabiya. Le ministère britannique de la Défense a déclaré que les chasseurs de la Royal Air Force abattraient les drones et les missiles lancés par l’Iran. Les forces de défense aérienne syriennes repoussent une attaque de missile à proximité de l’aéroport de Damas.

Naplouse

01h10 : Les missiles iraniens vident des cibles militaires. Certaines sources, citant les médias israéliens, font état de nombreuses victimes.

01h13 : Des dizaines de drones survolent la ville jordanienne d’Aqaba et se dirigent vers Eilat.

Beitar Illit
13 avril 2024 missiles iraniens survolent la Knesset
La Knesset (parlement israélien) survolée par des missiles.
Hébron

Les missiles balistiques iraniens ont parcouru la distance entre l’Iran et Israël en 13 minutes seulement. Les drones iraniens ont distrait les défenses aériennes israéliennes afin que les missiles balistiques puissent atteindre leurs cibles avec précision.

Panique de la population israélienne (ville non précisée).
Jérusalem
Dôme du Rocher, Jérusalem.

01h36 : La défense antiaérienne israélienne s’est avérée inefficace face à la technologie balistique iranienne.

Néguev
Néguev
Néguev

01h39 : Le ministère iranien des Affaires étrangères déclare que Téhéran prendra, si nécessaire, des mesures supplémentaires pour protéger ses intérêts de toute attaque militaire.

01h44 : Selon les médias israéliens, les systèmes de défense aérienne sont à court de munitions et la principale base aérienne du Néguev est touchée. Le ministère iranien des Affaires étrangères rappelle que l’Iran exerce son droit inhérent à la légitime défense en répondant à Israël. Il précise également que l’Iran n’a frappé que des sites militaires israéliens.

01h50 : Le dôme de fer serait tombé en panne ou rendu hors service. Israël est désormais plus que jamais vulnérable. La base aérienne de Ramon, dans le sud du pays, est touchée. Tirs de missiles depuis la Syrie vers le Golan occupé. Une quarantaine d’Israéliens auraient été tués et blessés.

Missile touchant la base aérienne de Ramon.

01h56 : La délégation du gouvernement israélien a convenu d’une réaction forte sur le sol iranien. Selon certains médias israéliens, Anthony Blinken aurait répondu directement à Benyamin Netanyahou : « Ne vous suicidez pas. »

02h06 : L’aéroport militaire de Navatim a été complètement détruit. Le ministère iranien des Affaires étrangères déclare que l’Iran défendra sa souveraineté, son intégrité territoriale et ses intérêts nationaux contre toute agression. Les premières estimations font état de 150 missiles et drones tirés sur Israël.

02h10 : Le Wall Street Journal indique que la Marine nationale française est mobilisée pour défendre Israël contre les attaques iraniennes. Dix pays aideraient Israël à intercepter les drones et les missiles lancés par l’Iran. La chaîne de télévision israélienne Kanal 12 avait précédemment signalé la participation des États-Unis et du Royaume-Uni à l’interception de drones iraniens dans le ciel de Jordanie et de Syrie.

02h14 : Plusieurs bases militaires israéliennes sont détruites. Une deuxième vague d’attaques massives pourrait bientôt commencer. Une chose est désormais certaine et doit être retenue par les Occidentaux : l’Iran n’est plus un pays que l’on peut se permettre de mépriser…

02h30 : Selon le porte-parole de l’armée israélienne, l’Iran a jusqu’à présent tiré plus de 200 drones et missiles sur Israël. Conversation téléphonique entre Biden et Netanyahou. L’aéroport militaire de Pivatim a été entièrement détruit.

02h51 : La conversation entre Netanyahou et Biden serait achevée. Le média israélien Israel Eliom affirme que le président américain a demandé à Israël de ne pas répondre à l’attaque iranienne.

02h54 : Les médias israéliens déclarent qu’ils ne sont pas autorisés à publier les images des frappes iraniennes contre les cibles israéliennes.

03h39 : Nouvelle alerte en Israël après l’arrivée d’une nouvelle salve de drones et de missiles, notamment dans le Golan occupé et à al-Jalil, dans le nord du pays. Plusieurs explosions ont également été entendues.

03h42 : Les médias israéliens annoncent que le Conseil de sécurité israélien autorise le cabinet de guerre à planifier une attaque directe contre l’Iran. Selon les médias israéliens, les ministres Ben Guerre et Smotrich ont voté contre Netanyahu, Gallant et Gantz pour décider de la réponse à l’attaque iranienne. Des sources arabes affirment que 80 drones supplémentaires sont en route vers Israël.

03h53 : Tirs d’un grand nombre de roquettes depuis le Liban vers le Golan syrien occupé. Le représentant de l’Iran aux Nations Unies déclare : « Si le régime sioniste entreprend une action militaire contre nous, notre réponse sera plus forte. »

03h56 : Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira d’urgence ce dimanche, à 20h00 GMT, pour discuter du conflit irano-israélien, annonce la mission russe.

Les informations parues entre 04h00 et 10h00 :
  • Biden aurait exprimé en privé son inquiétude quant au fait que Netanyahou tentait d’entraîner Washington dans un conflit plus large. Le président étasunien a informé son homologue israélien que les États-Unis ne participeraient à aucune opération agressive contre l’Iran.
  • La base de défense aérienne de Khatam al-Anbiya (province de Téhéran) a placé ses trois systèmes de défense aérienne en état d’alerte.
  • La télévision d’État israélienne déclare qu’Israël répondra à l’Iran dans les prochaines 24 heures.
  • Le New York Times, citant des responsables israéliens, déclare que l’Iran a lancé 185 drones, 36 missiles de croisière et 110 missiles sol-sol.
  • L’armée israélienne a reconnu que les forces militaires françaises participaient à la défense d’Israël en repoussant les attaques de missiles et de drones venus d’Iran.

12h58 : Le journal israélien Yediot Aharonot déclare que les missiles iraniens ont touché la base aérienne de Nafatim, dans le Néguev, où sont basés les avions F-35. Certaines sources et informations sur la base de Navatim rapportent que 44 officiers du Mossad ont été tués dans cette base. Outre le déploiement d’escadrons israéliens F35, la base aérienne de Novatim abrite également un hangar pour les avions espions israéliens. Un grand nombre d’officiers du renseignement et d’éléments supérieurs du Mossad étaient également présents en permanence dans cette base.

L’ancien officier de renseignement étasunien Scott Ritter dévoile qu’aucun missile iranien n’a été intercepté lors de l’attaque contre la base de Navatim. Des responsables de la CIA déclarent que l’Iran dispose de 3 000 missiles prêts à être lancés en cas d’attaque israélienne. Selon certains médias israéliens, Tsahal a perdu la capacité de son armée de l’air à attaquer l’Iran. Le ministre israélien des Affaires étrangères annonce qu’Israël répondra.

13h26 : La République islamique d’Iran convoque les ambassadeurs britannique, français et allemand suite à l’opération « Promesse honnête ».

Hossein Amir-Abdollahian, ministre iranien des Affaires étrangères, déclare :

« Dans notre message à la Maison Blanche ce matin, nous avons expliqué qu’il [opération Promesse honnête] s’agissait d’une réponse limitée. Nous n’avons pris pour cible aucun civil dans notre réponse à l’agression israélienne. Nous avons ciblé une base aérienne pour les avions F-35 et les centres de renseignements utilisés lors de l’attaque contre la section consulaire de l’ambassade iranienne à Damas. Nous ciblerons les bases américaines si elles sont utilisées pour soutenir l’agression sioniste. »

Le représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies a averti que toute agression israélienne contre les intérêts iraniens recevrait un coup « plus fort ».

Décompte des missiles ayant touché leurs cibles

16h25 : Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian déclare que l’Iran a informé ses voisins régionaux 72 heures avant les représailles contre le régime israélien. L’Iran n’a ciblé aucun civil ni aucune infrastructure civile en représailles aux agressions israéliennes. Au moins 7 missiles hypersoniques lancés depuis l’Iran en représailles à l’agression israélienne ont frappé la base aérienne de Nevatim. Aucun missile hypersonique iranien n’a été intercepté par Israël. Ansarallah salue les représailles iraniennes contre Israël en tant qu’une « action légale et légitime ».

19h00 : La télévision israélienne déclare que le cabinet de guerre israélien a décidé d’attaquer l’Iran ce soir. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou devrait prononcer un discours ce soir aux côtés du ministre de la Guerre et du commandant de l’armée israélienne.

20h19 : Une frégate de la marine russe équipée de missiles hypersoniques Kinzhal est entrée dans la mer Méditerranée par le canal de Suez.

20h33 : Le Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran publie une déclaration après les frappes de missiles sur Israël :

« La raison de l’attaque de missiles et de drones lancée par les Gardiens de la révolution sur les territoires occupés est que le régime sioniste a franchi les lignes rouges fondées sur l’article 2 de la Charte des Nations unies.

Les forces armées iraniennes ont mené l’opération Promesse véridique sur la base de l’article 51 de la Charte des Nations unies, et l’Iran a pris les mesures punitives minimales nécessaires contre le régime sioniste agresseur afin de garantir ses intérêts nationaux et sa sécurité nationale.

Dans cette opération, seules les bases militaires et de renseignement ont été visées, et les attaques contre les installations économiques et les infrastructures du régime ont été évitées.

Si le régime sioniste veut poursuivre ses actes malveillants contre l’Iran par tous les moyens et à tous les niveaux, il recevra au moins dix fois la même réponse. »

21h19 : Le média étasunien CNN rapporte que la réunion du cabinet de guerre israélien s’est terminée sans décision sur la manière de répondre à l’Iran. Forte explosion à Eilat. Affrontement entre la défense israélienne et un drone irakien.

La Chine et la Russie n’ont pas condamné les représailles légitimes de l’Iran contre Israël. Le gouvernement chinois considère les récentes frappes de missiles de l’Iran contre des cibles militaires d’Israël comme le résultat des actions militaires de ce régime à Gaza. La Chine fait part de sa préoccupation quant à l’attaque iranienne mais refuse de la condamner.

22h46 : Le système de défense anti-aérienne (DCA) iranien Arman, capable d’engager jusqu’à six cibles simultanément, est devenu opérationnel dans les déserts du Khouzestan. Dans le même temps, le secrétaire général de l’ONU déclare :

« Les lieux diplomatiques sont protégés et Israël a violé ce principe en attaquant le consulat iranien. Je condamne fermement la montée des tensions dans la région, qui s’est intensifiée avec l’attaque iranienne contre Israël. »

23h43 : Intervention d’Amir Sa’id Iravani, représentant de l’Iran auprès des Nations unies :

« Nos forces ont lancé une série de frappes sur des cibles militaires israéliennes dans le cadre du droit inhérent de l’Iran à l’autodéfense. Notre réponse était nécessaire et proportionnée et ne visait que des cibles militaires israéliennes afin de minimiser toute possibilité d’escalade.
Les États-Unis protègent Israël et l’empêchent d’être tenu pour responsable du massacre de Gaza. Israël a violé les conventions internationales en attaquant notre consulat à Damas.
Nous demandons au Conseil de sécurité de condamner l’acte terroriste injustifié que constitue l’attaque israélienne contre notre consulat à Damas. L’absence de responsabilité et l’inaction du Conseil de sécurité ont encouragé Israël à commettre d’autres crimes contre les Palestiniens à Gaza.
L’Iran a mis en garde à plusieurs reprises contre les répercussions des activités criminelles du régime israélien sur la paix et la sécurité internationales. Notre réponse à Israël était nécessaire et proportionnée afin de minimiser tout risque d’escalade et de prévenir les dommages causés aux civils.
Nous ne souhaitons pas d’escalade ni de guerre dans la région. Téhéran n’a pas l’intention de s’engager dans un conflit avec les États-Unis dans la région. Si les États-Unis lancent des attaques contre l’Iran et ses citoyens, nous userons de notre droit de répondre de manière proportionnée.

Les jours qui suivirent les frappes de missiles sur Israël par l’Iran

Les informations de la nuit du 14 au 15 avril :
  • La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est tenue sous le titre « Situation au Moyen-Orient » pour enquêter sur l’attaque perpétrée la nuit dernière par l’Iran contre Israël et à la demande d’Israël, a terminé ses travaux sans émettre aucune déclaration ni résolution.
  • Cuba a déclaré qu’Israël doit être puni pour son agression.
  • La fille du roi de Jordanie a participé comme pilote de chasse à l’opération de neutralisation des drones iraniens.
  • L’armée israélienne déclare qu’un large éventail d’options de représailles a été présenté au cabinet militaire, et la décision finale sera probablement prise aujourd’hui. La réponse de Tel Aviv à l’attaque iranienne pourrait inclure une attaque militaire.
  • Les États-Unis avertissent Israël que l’Iran répondra à toute attaque israélienne sur son propre sol par une nouvelle série d’attaques de missiles et de drones d’une intensité bien plus grande.
Le 15 avril :

14h54 : L’Iran a envoyé un nouveau message aux États-Unis via la Turquie et un message à Israël via l’Égypte. Le centre de commandement Khatam al-Anbia impose de nouveau des restrictions sur les vols internationaux dans l’ouest, le nord-ouest et le sud-ouest du pays et a déclaré l’alerte 3 sur 3. L’ambassade d’Italie à Téhéran a été fermée.

17h30 : Des sources occidentales rapportent qu’Israël a annoncé à la Maison Blanche qu’il attaquerait l’Iran sans leur soutien. Le représentant permanent de l’Iran auprès des Nations Unies a déclaré : « Israël sait que notre prochaine revanche sera plus difficile et plus décisive. »  Le ministre israélien de la Défense a informé son homologue américain qu’Israël n’avait d’autre choix que de répondre à l’attaque iranienne.

18h46 : Le cabinet de guerre israélien déclare qu’Israël attaquera l’Ira. L’armée israélienne annonce une déclaration importante ce soir à 20h30 (heure locale, 19h30 en France) depuis la base aérienne de Navatim. Les médias israéliens annoncent qu’une opération devait être lancée aujourd’hui contre l’Iran mais qu’elle a été annulée en raison de la réunion prolongée du cabinet de guerre qui se tiendra à nouveau demain. Beaucoup d’informations contradictoires circulent. Il est possible qu’il s’agisse d’une cacophonie due à l’excitation générale ou d’une communication contrôlée visant à embrouiller l’Iran.

19h05 : En cas d’attaque israélienne contre l’Iran, des missiles offensifs seraient tirés en même temps que des contre-attaques défensives contre des cibles hostiles, selon le média iranien Nizami News. Un responsable américain a déclaré à Al Jazeera qu’Israël pourrait attaquer des cibles situées au plus profond de l’Iran.

19h54 : La défense aérienne iranienne est placée en état d’alerte total. Les autorités israéliennes multiplient les déclarations belliqueuses et revanchardes, témoignant ainsi de leur manque de volonté de pacifier la situation régionale.

20h57 : Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu a annoncé dans un message à son homologue américain que la Russie participerait également à la contre-attaque de l’Iran si Israël intervenait contre l’Iran. L’Iran a prévenu que la deuxième attaque sera 10 fois plus importante que l’opération du 13 avril, de même que tout pays de la région qui autorise la partie israélienne à utiliser son espace aérien ou son sol pour attaquer l’Iran sera pris pour cible. Pour rappel, la Russie avait testé le 12 avril un missile balistique intercontinental dont la trajectoire visible de la Méditerranée jusqu’à l’Iran n’est pas anodine.

22h41 : Deux bombardiers stratégiques B-1B de l’US Air Force ont été transférés à la base aérienne d’Incirlik en Turquie.

22h58 : La Jordanie a autorisé les avions israéliens à pénétrer dans l’espace aérien du pays pour intercepter les missiles et les drones iraniens.

Le 16 avril :
  • Les dégâts les plus importants infligés à Israël lors de l’attaque de représailles de l’Iran concernent la base secrète du renseignement, située au Mont Hermon, au nord du Golan occupé. L’importance et la sensibilité de cet endroit sont telles que l’armée israélienne a imposé une interdiction totale des médias dans cette zone et tout est censuré. Aucune évaluation des dégâts, ni annonce publique n’est autorisée. Il convient de noter que cette base de renseignement joue un rôle de premier plan dans les opérations de renseignement contre la Syrie et l’Iran.
  • Le journal israélien Haaretz révèle que des pirates informatiques ont pénétré dans des bases de données sensibles en Israël et créé un site internet pour publier les informations obtenues.
    Les pirates ont pu pénétrer dans les systèmes liés au ministère de la Justice et au Centre de recherche nucléaire de Dimona.
  • Le ministère israélien des Affaires étrangères a demandé à la « communauté internationale » d’ajouter le Corps des Gardiens de la Révolution islamique à la liste des organisations terroristes et de sanctionner le programme de missiles iranien.
  • Le Washington Post rappelle que la Russie s’est engagée à défendre l’Iran avec ses avions avancés si Israël venait à attaquer l’Iran.
  • Le journal israélien Jérusalem Post déclare que les attaques israéliennes peuvent inclure des attaques contre des forces mandataires et des ressources militaires en dehors du territoire iranien.
  • Les ministères de la Défense de l’Azerbaïdjan et de la Jordanie signent un accord de coopération dans le secteur de la défense.
  • Scott Ritter, ancien officier du renseignement étasunien, déclare :

« La base aérienne israélienne de Navatim est le point le plus protégé au monde contre les lancements de missiles, encore plus protégé que la Maison Blanche et le Kremlin. L’Iran l’a détruit avec cinq missiles et a prouvé à tout le monde, y compris aux Américains, qu’il n’existe aucune défense contre les missiles iraniens. »

  • Un haut responsable iranien affirme que les États-Unis ont demandé à l’Iran d’accepter une frappe de missiles symbolique d’Israël sur son territoire afin de permettre à l’État hébreu de sauver la face (Cf. EXCLUSIVE: US makes failed bid for Iran to allow ‘symbolic strike’ by Israel, The Cradle, 16 avril 2024).
  • Le ministère danois des Affaires étrangères a annoncé son intention de fermer son ambassade à Bagdad, en Irak.
  • Le ministre des Affaires étrangères britannique David Cameron qualifie la riposte de l’Iran envers l’entité sioniste de « dangereuse et imprudente ». Mais qu’aurait fait le Royaume-Uni à la place de l’Iran lui demande alors la journaliste ?
Le 17 avril :
  • Un conseiller américain à la sécurité nationale déclare que les États-Unis prendront de nouvelles sanctions contre l’Iran dans les prochains jours.
  • Le commandant de la Marine iranienne déclare que des flottilles de l’armée iranienne effectuent une mission d’escorte de navires et le destroyer Djamaran est présent dans le golfe d’Aden pour une mission en mer Rouge jusqu’à l’embouchure de Suez.
  • Le commandant de l’Armée de l’Air iranienne déclare que les avions de chasse se trouvent dans les meilleures conditions opérationnelles et sont prêts à recevoir l’ordre du commandement suprême.
  • Le ministère des Affaires étrangères de Norvège demande à ses citoyens d’éviter de voyager en Iran et aux citoyens qui s’y trouvent actuellement de quitter ce pays.
  • L’Azerbaïdjan finalise un accord pour fournir à Israël trois bases aériennes pour attaquer l’Iran. Pour mieux comprendre leur alliance, cf. notre article L’Iran face au conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
  • La défense de l’ouest de l’Iran a été mise en alerte offensive.
  • La compagnie aérienne allemande Lufthansa a suspendu ses vols à destination et en provenance de Téhéran jusqu’à la fin du mois.
Le 18 avril :

Un avion azerbaïdjanais Il-76 s’est rendu à la base aérienne israélienne d’Avda pour revenir à Bakou avec du fret militaire.

Le 19 avril :

Beaucoup d’informations contradictoires circulent au sujet d’une attaque israélienne contre l’Iran dans la nuit du 18 au 18 avril.

  • Le Jerusalem Post écrit qu’Israël avait ciblé une base militaire avec des missiles à longue portée lors de l’attaque sur Ispahan, dans le centre de l’Iran. Les médias iraniens affirment pour leur part que les forces armées ont détruit trois drones lors de l’attaque.
  • Le Jerusalem Post déclare également qu’Israël a attaqué une base militaire proche d’une installation nucléaire à Ispahan.
  • Les médias iraniens rapportent que la situation à Ispahan est normale, aucune explosion n’ayant eu lieu au sol. Les explosions entendues font suite à l’activation des défenses aériennes en raison de la détection d’un objet suspect.
  • Alors qu’une réunion d’urgence du Conseil suprême de sécurité nationale iranien fut annoncée dans la presse, des sources sécuritaires iraniennes démentent sa tenue. Le Secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale iranien dément toute attaque étrangère contre le pays.
  • L’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) confirme qu’aucun dommage n’a été causé aux sites nucléaires iraniens après l’abattage d’« objets suspects » à Ispahan.
  • Selon l’agence de presse Reuters, Israël a informé les États-Unis avant de mener des opérations en Iran.
  • Le ministère israélien des Affaires étrangères a demandé aux représentations diplomatiques israéliennes de garder le silence afin de ne pas susciter chez l’autre partie le désir de mener sa propre riposte.
  • Des débris de missiles sont retrouvés en Irak. Il semble que les missiles tirés par Israël contre l’Iran ait été abattus avant même de pénétrer l’espace aérien iranien.
  • Israël évacue ses bases aériennes et transfère du matériel vers l’Allemagne.
  • La chaîne israélienne Channel 12 rapporte que les pays arabes sont déçus de la réponse d’Israël à l’Iran et que l’idée de former un axe sunnite-israélien contre l’Iran est définitivement abandonnée. Après avoir échoué à Tel-Aviv, ces pays chercheront à améliorer leurs relations avec l’Iran.
  • Le centre de commandement de la défense de Khatam Al-Anbia annonce aux centres opérationnels qu’aucun avion étranger ne sera autorisé à entrer et à voyager dans l’ouest du pays à partir de 18h30, à moins que la destination du vol ne soit l’un des aéroports iraniens. Seules les lignes aériennes de Téhéran, Ispahan et Chiraz sont ouvertes aux vols étrangers.
  • Le Centre de défense de Khatam al-Anbia lève les restrictions sur les vols étrangers dans l’ouest et dans le ciel de Kermanshah jusqu’à 18h00.
  • Le président français Emmanuel Macron prévient le Liban qu’une attaque israélienne est imminente.
Mise à jour du 28 avril 2024 :

Le 22 avril, le New York Times déclare qu’Israël a abandonné son projet de mener une contre-attaque à grande échelle contre l’Iran après des pressions diplomatiques concertées de la part des États-Unis et d’autres alliés étrangers. Les dirigeants israéliens ont initialement discuté du bombardement de plusieurs cibles militaires à travers l’Iran, notamment près de Téhéran.

Le 27 avril, le journal israélien Maariv déclare que les responsables qui démissionnent soudainement et sans apparaître en public au sein du cabinet israélien ont été tués pendant la réplique légitime iranienne.

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Les Juifs en Iran, au-delà des idées reçues

Les Juifs en Iran ont une longue histoire et une présence significative dans le pays depuis plus de deux mille ans. Situé au carrefour de plusieurs mondes, la culture iranienne demeure fortement méconnue et sujette à des stéréotypes et des idées reçues. Ainsi, l’actualité géopolitique des relations entre l’Iran et Israël rendent invisible l’histoire du judaïsme et des Juifs en Iran, au grand dam de ces derniers.

Iranienne juive
Une électrice juive iranienne

Les Juifs en Iran, une présence méconnue

Nombreuses sont les idées reçues sur les Juifs iraniens et la désinformation ne manque malheureusement guère à ce sujet. Le public occidental imagine souvent l’Iran comme un pays hostile aux Israélites en raison de la situation géopolitique entre l’Iran et Israël. Un tel cliché est en réalité totalement faux et mensongers.

Téhéran synagogue
Une synagogue à Téhéran

L’Iran fut de tout temps une terre de spiritualité où se côtoient encore aujourd’hui différentes religions. Les Juifs ne font pas exception et ils demeurent présents en Iran depuis plus de 2000 ans, sans que leur présence ne soit remise en question. Ils jouissent des mêmes droits que les autres minorités religieuses, notamment au parlement au sein duquel ils disposent d’un député pour les représenter. Dénommé Assemblée consultative islamique, celui-ci accueille d’ailleurs un député pour chaque minorité religieuse, à savoir les Zoroastriens, les Chrétiens assyriens, chaldéens et arméniens.

Juifs et Iraniens, une identité particulière

Juifs et Iraniens – La communauté judéo-persane depuis la Révolution en Iran et en Israël, est un livre d’Esther Parisi des plus intéressant pour comprendre l’identité juive en Iran après la Révolution de 1979.

Juifs et Iraniens Esther Parisi
Un livre à découvrir chez L’Harmattan.

La communauté juive en Iran, bien que numériquement faible, fait partie intégrante de l’identité nationale iranienne, caractérisée par la diversité ethnique, religieuse et linguistique héritée d’une histoire plurimillénaire. En Israël également, les Juifs d’origine iranienne font partie d’un mélange de migrants venus en différentes époques et pour diverses raisons. Ils sont à la fois Juifs et Iraniens. Cette identité complexe se trouve d’ailleurs mise à rude épreuve en Israël depuis 1979.

Juifs prière Iran

Cet ouvrage explore la complexité de cette identité, confrontée aux tensions géopolitiques. Mais il étudie surtout les stratégies quotidiennes adoptées par les Juifs en Iran et en Israël pour assumer leur double appartenance nationale et religieuse, tout en préservant leur culture dans des contextes très différents, qu’ils soient islamisés ou en exil.

L’Iran, une terre d’accueil et d’hospitalité pour les Juifs

Téhéran, refuge des Juifs – Étude des migrations juives en Iran de 1890 à 1979, est un livre de Marc Lobit rappelant que les Juifs purent vivre en sécurité, s’épanouir et s’intégrer en Iran.

Téhéran, refuge des Juifs Marc Lobit
Un livre à découvrir chez L’Harmattan.

Contrairement à certaines croyances répandues, l’Iran a accueilli de nombreux Juifs tout au long du 20ème siècle. Alors que leurs coreligionnaires européens subissaient la Shoah ou le régime stalinien et que ceux des pays arabes fuyaient en masse vers Israël, de nombreux Juifs venant de divers pays ont trouvé refuge à Téhéran. Plusieurs milliers d’entre eux furent même sauvés du nazisme par le consul d’Iran à Paris, Abdol-Hossein Sardari, surnommé le « Schindler iranien ».

Juif iranien synagogue

Ce livre explore entre autre un phénomène démographique souvent négligé : les migrations massives des Juifs venant des provinces vers Téhéran. Il documente une période importante durant laquelle les Juifs, malgré les bouleversements historiques, réussirent à trouver leur place au sein de la société iranienne. En s’appuyant sur une méthodologie précise centrée sur les raisons des migrations, cet ouvrage offre une opportunité de revisiter l’histoire tumultueuse de l’Iran, d’Israël et du judaïsme. Il permet également une meilleure compréhension des conflits récents en Asie du sud-ouest et des enjeux religieux et migratoires en général.

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Société

Le Guide de la Révolution Ali Khamenei gracie 2127 prisonniers

Le samedi 6 avril 2024, le Guide de la Révolution Seyed Ali Khamenei gracie 2127 prisonniers à l’occasion de la célébration de l’Aïd al-Fitr. Cette décision fait suite à la proposition du chef du pouvoir judiciaire iranien, en accord avec la clause 11 de l’article 110 de la Constitution de la République islamique d’Iran.

Cette mesure intervient à un moment symbolique, alors que les fidèles célèbrent la fin du mois de jeûne et de prière du Ramadan. Elle démontre la volonté des autorités iraniennes de favoriser la clémence et la réconciliation, dans un souci d’unité et de pardon en cette période importante pour les musulmans.

Le droit de grâce des prisonniers, une prérogative du Guide de la Révolution Ali Khamenei

Le Guide de la Révolution (rahbar-é enqelâb), aussi appelé « Gardien de la jurisprudence » (vali-yé faqih) en raison de ses compétences, est le plus haut responsable politique et religieux. Les articles 108 à 112 de la Constitution définissent son rôle et les attributs de ses fonctions.

L’article 110 définit quant à lui ses devoirs et ses pouvoirs. Celui-ci stipule entre autre qu’il peut notamment décréter un référendum et décider d’une amnistie ou d’une réduction de peine des condamnés, dans les limites des préceptes islamiques et sur proposition du Chef du pouvoir judiciaire.

Le premier Guide de la Révolution fut l’ayatollah Rouhollah Khomeyni, du 3 décembre 1979 jusqu’à son décès survenu le 3 juin 1989. L’ayatollah Ali Khamenei lui succéda le 4 juin 1989. Le Guide de la Révolution est désigné par l’Assemblée des Experts, qui détient également le pouvoir de le destituer.

Ce n’est pas la première fois que le Guide de la Révolution Ali Khamenei gracie des prisonniers. À titre d’exemple, nous pouvons citer les grâces accordées par le Guide de la Révolution Ali Khamenei en 2020 au profit des manifestants arrêtés lors des manifestations de novembre 2019 en Iran, parfois comparées avec celles des Gilets jaunes en France : plus de 2 300 personnes en février, 10 000 en mars, 3 700 en mai et 2 135 en août.

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Nature et Géographie

Les plaines de Torkaman Sahra dans le nord-est de l’Iran

Les plaines de Torkaman Sahra (ترکمن صحرا) se situent dans le nord-est de l’Iran. Elles constituent un véritable trésor naturel qui mérite d’être découvert. Située dans les provinces du Golestan et du Khorasan du Nord, elles s’étendent sur une superficie impressionnante de près de 400 kilomètres carrés.

plaines de Torkaman Sahra nord-est de l’Iran

Ces vastes plaines se trouvent le long des côtes de la mer Caspienne, plus précisément dans la ville de Bandar-é Torkaman. Au nord de la plaine se trouve le Turkménistan, ajoutant une dimension internationale à cette région unique au monde.

Ce qui rend la plaine de Torkaman Sahra encore plus fascinante, c’est son histoire ancienne. La région est habitée depuis des siècles, témoignant d’une culture et d’une tradition riches. La population de cette région se compose majoritairement de Turkmènes, ajoutant une dimension ethnique unique à cette plaine.

Les plaines de Torkaman Sahra, un paysage époustouflant

Les plaines de Torkaman Sahra offrent également un paysage spectaculaire. Leur topographie variée se compose de plaines fertiles et de collines verdoyantes traversées par des rivières sinueuses. Les visiteurs peuvent se promener au milieu des champs verdoyants, admirer les panoramas et profiter de moments de tranquillité dans un environnement préservé.

Les habitants sont principalement des agriculteurs, vivant en harmonie avec la nature. Ils cultivent une variété de cultures, tirant profit des richesses de cette fertile plaine. De plus, l’élevage d’animaux est une activité importante dans la région. En effet, celui fournit une source de revenus supplémentaire pour les habitants.

plaines de Torkaman Sahra nord-est de l’Iran

La plaine de Torkaman Sahra se révèle un joyau méconnu de l’Iran, offrant une combinaison parfaite d’histoire, de culture et de beauté naturelle. Si vous êtes à la recherche d’une expérience authentique et d’une immersion totale dans la nature, cette région saura vous séduire.

agriculture plaines de Torkaman Sahra nord-est de l’Iran

Un magnifique album de photographies de Mohammad Ataei à découvrir :

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Géopolitique et Diplomatie

Israël attaque l’ambassade d’Iran à Damas

Le lundi 1er avril 2024, Israël s’est rendu coupable d’une attaque contre l’ambassade et le consulat d’Iran situés à Damas, en Syrie.

attaque israélienne contre l'ambassade d'Iran à Damas 1er avril 2024

Israël attaque l’ambassade d’Iran en Syrie : les faits

Six missiles israéliens ont visé un bâtiment du quartier damascène de Mezzeh à Damas vers 16 heures le lundi 1er avril 2024.

attaque israélienne contre l'ambassade d'Iran à Damas 1er avril 2024

La défense aérienne syrienne aurait réussi à intercepter certains missiles israéliens.

Des sources iraniennes précisent que les membres de la mission diplomatique iranienne à Damas sont sains et saufs. Le bâtiment du consulat est pour sa part en ruine.

Fayçal Meqdad, ministre syrien des Affaires étrangères, s’est rendu sur place pour présenter ses condoléances à l’ambassadeur iranien, Hossein Akbari. Il s’est également entretenu par téléphone avec son homologue Hossein Amir Abdollahian.

Un premier bilan communiqué à 19 heures fait état de 8 morts iraniens. Parmi les victimes figurent le général de brigade Mohammad Reza Zahedi, commandant de la force Qods du CGRI en Syrie et au Liban, et son adjoint. Les bâtiments situés aux alentours furent également touchés, provoquant la mort de plusieurs civils syriens. Ce bilan est à l’heure où nous écrivons susceptible d’évoluer.

général Mohammad Reza Zahedi
Le général Mohammad Reza Zahedi

Que dit le droit international sur les ambassades ?

La présence d’une représentation diplomatique dans un pays est une concession accordée par le pays d’accueil (appelé « pays accréditaire ») au pays d’origine des diplomates (le « pays accréditant »). Au sein de l’ambassade, le droit du pays accréditant est en vigueur. Il s’avère strictement interdit aux autorités du pays d’accueil de violer ce territoire, conformément au principe d’inviolabilité.

L’ambassade est considérée comme inviolable et cette inviolabilité s’applique à la fois aux locaux et aux personnes. Initialement basé sur la pratique, ce principe d’inviolabilité fut par la suite officialisé par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques en 1961. L’article 22 de cette convention déclare les locaux de la mission diplomatique inviolables. Cela signifie que les agents de l’État d’accueil ne disposent d’aucune autorisation pour y entrer sans le consentement du chef de la mission. En raison de cette protection, les ambassades firent office pendant longtemps, et continuent de servir, comme des lieux d’asile.

crime israélien contre l'ambassade d'Iran à Damas

L’attaque menée par Israël contre les représentations diplomatiques de la République islamique d’Iran constitue une violation du droit international. Il s’agit également d’une action hostile gravissime et dangereuse pour la situation régionale.

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Nature et Géographie Société

Les nomades Laki du Lorestan

Les nomades Laki de la province du Lorestan sont connus pour leur mode de vie traditionnel et leur déplacement saisonnier. Chaque année, avec l’arrivée du printemps, ils quittent les régions chaudes pour se rendre dans les régions plus fraîches, en particulier dans les zones surplombant le nord du Lorestan. Puis, à l’approche de l’automne, ils entament leur déplacement inverse vers les régions chaudes du sud du Lorestan.

nomade Laki (Lorestan, Iran)

Les Laki, également connus sous le nom de Laks, sont une tribu kurde vivant dans le sud-ouest de l’Iran. Ils parlent le laki, un dialecte du kurde. Selon l’Encyclopédie de l’Islam, les Laki sont la tribu kurde la plus méridionale d’Iran. Leur présence est notable dans les provinces du Kurdistan, Lorestan, Ilam et Khouzistan.

nomades Laki du Lorestan Iran

Les nomades Laki, l’âme du Lorestan

Le mode de vie nomade des Laki est étroitement lié à l’élevage, principalement de moutons. Ils se déplacent constamment à la recherche de pâturages verts et de sources d’eau pour leur bétail. Ce mode de vie traditionnel a permis aux Laki de préserver leur culture unique et leurs traditions séculaires.

famille de Laki nomades du Lorestan en Iran

Lors de leur migration saisonnière, les nomades Laki transportent avec eux tous leurs biens essentiels, y compris leurs tentes traditionnelles. Celles-ci sont faites de peaux de moutons et de matériaux légers, permettant aux nomades de les démonter facilement et de les transporter d’un endroit à un autre.

La vie nomade des Laki offre un aperçu fascinant de la diversité culturelle et des traditions ancestrales de l’Iran. Cependant, il est important de noter que le mode de vie nomade des Laki est confronté à des défis et à des changements.

L’évolution de la société moderne et la pression sur les ressources naturelles ont un impact sur la vie traditionnelle de ces nomades. Il est donc crucial de sensibiliser à la préservation de leur culture et de trouver un équilibre entre les besoins des nomades et la préservation de leur mode de vie unique.

nomade Laki (Lorestan, Iran)

Les nomades Laki de la province de Lorestan représentent une part importante du patrimoine culturel iranien. Leur mode de vie nomade saisonnier, étroitement lié à l’élevage, est un témoignage vivant de leur héritage ancestral. Ils forment la richesse de la diversité culturelle de l’Iran.

Un magnifique album de photographies de Fariba Shakani à découvrir :

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Nature et Géographie

Le château de Kharanagh dans la province de Yazd

Le village de Kharanagh, situé dans la province centrale iranienne de Yazd, accueille un véritable trésor caché : son château. Éloigné de l’agitation de la ville, ce village historique est chargé d’histoire et de culture. Il saura offrir aux visiteurs une vue imprenable sur les anciennes maisons construites dans les pentes abruptes de la région.

château Kharanagh Yazd Iran

Le nom de Kharanagh est un dérivé de Khovarnagh, ancien nom du village. Les premiers habitants du village étaient des Zerostion, une communauté religieuse iranienne ancienne. Aujourd’hui, Kharanagh est un endroit étonnamment peu peuplé. Environ 620 résidents y vivent, demeurant principalement dans les maisons gouvernementales.

Découvrir le château de Kharanagh, dans la province de Yazd

Pour le visiteur, la meilleure façon de découvrir ce village est de se promener dans ses rues étroites et sinueuses. Cela lui permettra de découvrir les maisons et le château qui érigés pour la plupart il y a des centaines d’années. Les maisons anciennes sont construites sur un ou deux étages et se suivent sur une pente raide, offrant ainsi une vue imprenable sur les pentes environnantes.

village Kharanagh province Yazd Iran

Les maisons, bien que modestes, présentent des détails complexes et intéressants. Par exemple des écuries pour les animaux de la ferme qui sont gardés en bas. Les résidents de Kharanagh proviennent de milieux économiques différents. Cependant, ils partagent tous une profonde fierté pour leur village et leur riche passé.

Bien que Kharanagh soit un petit village, il offre un aperçu fascinant de l’histoire et de la culture locales. Les visiteurs peuvent profiter d’une vue panoramique sur la région environnante, découvrir les anciennes maisons en château et sentir l’atmosphère paisible et pittoresque loin de l’agitation de la ville.

En somme, le village de Kharanagh est un exemple fascinant de l’histoire et de la culture iraniennes, un lieu à visiter pour tous ceux qui cherchent à s’immerger dans l’atmosphère authentique du pays et à découvrir des endroits insolites et peu connus.

Un magnifique album de photographies de Majid Jarrahi à découvrir :

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Nature et Géographie

La zone humide d’Hour-ol-Azim, à la frontière irano-irakienne

Située dans la province de Khouzistan, au sud-ouest de l’Iran, la zone humide d’Hour-ol-Azim est une merveille naturelle d’une grande importance. Avec une superficie de plus de 120 000 hectares, elle représente la plus grande zone humide frontalière de la province et l’une des plus vastes d’Iran.

zone humide d'Hour-ol-Azim Iran

La zone humide d’Hour-ol-Azim est un écosystème riche en biodiversité, abritant de nombreuses espèces animales et végétales. Sa diversité d’oiseaux, qui en font un véritable paradis pour les ornithologues, contribue à sa renommée. Les réserves d’eau de cette zone proviennent du fleuve Karkheh en Iran et du Tigre en Irak. Une telle diversité environnementale contribue ainsi à sa richesse écologique.

pêcheur zone humide d'Hour-ol-Azim Iran

La zone humide d’Hour-ol-Azim s’avère une destination incontournable pour les amoureux de la nature et les chercheurs. La préservation de cette zone humide est essentielle pour assurer la pérennité de cet écosystème unique. Mais également pour préserver la beauté naturelle de la région.

Hour-ol-Azim, un écosystème riche et préservé

Cependant, la zone humide d’Hour-ol-Azim demande d’être attentif à de nombreuses exigences. En effet, la dégradation de l’écosystème due à la pollution et à l’exploitation excessive des ressources naturelles peuvent représenter une menace sérieuse pour cet environnement fragile.

oiseaux zone humide d'Hour-ol-Azim Iran

Afin de protéger cette zone humide précieuse, des efforts de conservation sont mis en œuvre. Des mesures sont prises pour limiter la pollution et promouvoir une gestion durable des ressources naturelles dans la région. De plus, des initiatives de sensibilisation sont organisées pour informer et éduquer les habitants locaux et les visiteurs sur l’importance de préserver cet écosystème unique.

La zone humide d’Hour-ol-Azim joue un rôle crucial dans l’équilibre écologique de la région. Elle agit comme un réservoir naturel, régulant les flux d’eau et fournissant un habitat essentiel pour de nombreuses espèces. De plus, elle contribue à la purification de l’eau et à la prévention des inondations.

biodiversité Hour-ol-Azim Iran

Un magnifique album de photographies d’Erfan Samanfar à découvrir :

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Géopolitique et Diplomatie

Les États-Unis s’opposent au gazoduc Iran-Pakistan

L’opposition des États-Unis au projet de gazoduc Iran-Pakistan (IP) continue de faire des vagues. Lors d’une audition devant les membres du Congrès à Washington, le secrétaire d’État adjoint américain pour l’Asie du Sud et l’Asie centrale, Donald Lu, a clairement fait savoir que les États-Unis s’opposaient fermement à la construction de ce projet.

Un projet de gazoduc reliant l’Iran et le Pakistan

Le projet de gazoduc IP fut approuvé par le Pakistan en février de cette année. La Commission du Cabinet pakistanais chargée de l’énergie a donné son aval pour le lancement de la construction du pipeline reliant la frontière Pakistan-Iran à Gwadar. Il s’agit d’une décision économique importante qui renforce la coopération énergétique entre les deux pays.

Néanmoins, les États-Unis restent déterminés à empêcher la réalisation de ce projet. Donald Lu a fait valoir que le projet n’était pas dans l’intérêt du Pakistan. De quel droit les États-Unis se permettent-ils d’interdire à des pays de se développer économiquement et énergétiquement ? Lu rajoute que les sociétés internationales ne seraient pas prêtes à investir dans ce projet. Ses propos sont une menace à peine voilée adressée aux pays intéressés par ce gazoduc…

En raison des sanctions internationales visant l’Iran, la construction du gazoduc a connu certains retards. Cependant, le Pakistan risque une amende de 18 milliards de dollars s’il met fin à l’accord bilatéral sur le projet.

Les États-Unis tentent d’empêcher le développement de la région

Il est clair que les États-Unis et le Pakistan sont en désaccord sur ce projet de gazoduc. Alors que les États-Unis cherchent à exercer une pression pour empêcher sa construction, le Pakistan reste déterminé à poursuivre ce projet qui, selon lui, est crucial pour répondre à ses besoins énergétiques croissants. L’avenir du projet IP reste incertain. En revanche, une chose est certaine : le bras de fer entre les États-Unis et le Pakistan concernant ce projet n’est pas près de se terminer.

Le diplomate américain souligne que les États-Unis seraient préoccupés par les tensions existantes entre l’Iran et le Pakistan. En particulier en ce qui concerne le projet de gazoduc IP. Il informe que Washington est en contact avec Islamabad à ce sujet.

Cependant, cette affirmation est réfutée par le ministère pakistanais des Affaires étrangères. Lors d’une conférence de presse, la porte-parole du ministère, Momtaz Zahra, déclare que le Pakistan reste déterminé à mener à bien ce projet de transfert de gaz en provenance de l’Iran. Elle ajoute que le Pakistan n’a guère besoin des recommandations des autres pays et qu’il était prêt à aller de l’avant avec ce projet.

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Mythes perses, par Vesta Sarkhosh Curtis

Avec son ouvrage intitulé Mythes perses, Vesta Sarkhosh Curtis offre au lecteur une plongée dans l’univers mythologique iranien des plus intéressantes et captivantes. L’autrice transmet aux lecteurs contemporains les fascinantes légendes iraniennes qui ont inspiré pendant des siècles l’art de la miniature.

Les mythes perses, aux origines de l’Imaginaire iranien

L’Iran antique est le théâtre d’épiques batailles entre les forces du Bien et du Mal, des récits de victoires des dieux, tels que Mithra, le dieu du soleil, des exploits de créatures surnaturelles, comme le Simorgh, l’oiseau magique, et des méfaits des démons. Une grande partie de notre connaissance sur le passé préislamique de l’Iran provient de l’Avesta, le livre saint de la religion zoroastrienne. En plus des enseignements du prophète Zoroastre et des récits mettant en scène Ahura Mazda, le Seigneur sage, l’Avesta révèle des mythes beaucoup plus anciens, qui resurgissent dans le Livre des Rois du poète Firdousi.

Mythes perses Vesta Sarkhosh Curtis

Les légendes de l’Iran antique sont un véritable trésor culturel. Elles nous transportent dans des mondes fantastiques, où les dieux et les créatures extraordinaires luttent sans relâche pour l’équilibre des forces cosmiques. Les exploits de Mithra, le dieu solaire, évoquent la puissance et la vigueur du soleil, symbole de vie et de lumière. Le Simorgh, cet oiseau légendaire, incarne la sagesse et la protection. Quant aux démons, ils représentent les forces obscures qui cherchent à perturber l’harmonie de l’univers.

L’Avesta, en tant que livre saint zoroastrien, est une source précieuse d’information sur ces légendes anciennes. Mais c’est grâce au Livre des Rois, une œuvre magistrale de la littérature iranienne, que ces récits ont perduré jusqu’à nos jours. Firdousi, le poète visionnaire, a su insuffler une vie nouvelle à ces légendes en les adaptant dans une épopée grandiose. Son travail a été une source d’inspiration sans fin pour l’art de la miniature sur manuscrit.

Vesta Sarkhosh Curtis, spécialiste de l’Iran ancien et des mythes perses

Vesta Sarkhosh Curtis, grâce à sa connaissance approfondie de l’Iran, nous guide à travers cet univers légendaire avec précision et clarté. Son expertise en tant que conservatrice pour la numismatique iranienne au British Museum lui confère une compréhension unique de l’histoire et de la culture iraniennes. Elle fut également rédactrice en chef d’Iran, une revue publiée par le British Institute of Persian Studies.

À travers ses mots, nous sommes transportés dans un monde envoûtant, où les dieux et les démons s’affrontent, où les héros accomplissent des exploits héroïques et où les légendes iraniennes continuent à fasciner et à inspirer des générations de lecteurs.