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Les Juifs iraniens : histoire du judaïsme en Iran

Alors que de nombreuses idées préconçues circulent à propos des Juifs et du judaïsme en Iran, le public occidental perçoit souvent ce pays comme un hostile aux Israélites en raison du contexte géopolitique entre l’Iran et Israël. Cependant, ce stéréotype est en réalité totalement erroné et trompeur.

Les Juifs d’Iran, photographie d’Alfred Yaghobzadeh

L’Iran est le seul pays du monde où cohabitent les quatre religions monothéistes. Bien que la majorité de la population (environ 90 %) pratique l’islam chiite duodécimain, on trouve également des communautés sunnites, principalement issues des minorités kurde, turkmène et baloutche. Parmi les autre religions figurent les Zoroastriens, les Chrétiens (issus des églises assyrienne, chaldéenne et arménienne), ainsi que les Juifs.

Les Juifs et le judaïsme en Iran

Dans cet entretien avec Pierre-Yves Rougeyron, Morgan Lotz, spécialiste des études iraniennes, démêle les idées reçues sur les relations entre l’Iran et les Juifs. De Cyrus le Grand à la République islamique, en passant par le rôle méconnu de l’Iran pendant la Seconde Guerre mondiale, découvrez une histoire millénaire marquée par la tolérance, les échanges culturels et une coexistence souvent ignorée. Une analyse nuancée qui remet en perspective les tensions géopolitiques actuelles.

Sommaire :

  • 00:00:00 Introduction – Pourquoi parler des Juifs en Iran ?
  • 00:07:18 Les racines anciennes : Cyrus le Grand, le Talmud de Babylone et l’héritage zoroastrien
  • 00:21:24 L’Iran pendant la Seconde Guerre mondiale : le « Schindler iranien » et la protection des Juifs
  • 00:38:36 La place des Juifs sous la République islamique : droits, représentation et participation à la révolution de 1979
  • 00:58:51 Les minorités religieuses en Iran aujourd’hui : synagogues, églises et temples zoroastriens
  • 01:02:42 Mahmoud Ahmadinejad et les malentendus médiatiques : antisionisme vs antisémitisme
  • 01:07:26 Pourim, Esther et Mardochée : comment l’histoire biblique résonne en Iran
  • 01:10:06 SAVAK, Mossad et tensions israélo-iraniennes : les cicatrices de l’Histoire

Histoire des Juifs et du judaïsme en Iran

735 avant Jésus-Christ : première déportation des Israélites vers l’Iran suite à leur défaite face à Salmanasar V, roi d’Assyrie. 

622 avant Jésus-Christ : les Israélites de Babylone sont déportés vers l’empire mède par le roi assyrien Assurbanipal. Le Deuxième Livre des Rois et la tradition orale des Juifs d’Ispahan et de Médie mentionnent cet évènement.

539 avant Jésus-Christ : Cyrus II, dit Cyrus le Grand, fondateur de l’empire achéménide, conquit Babylone et libère les Juifs de leur captivité. Il leur permet de retourner à Jérusalem pour reconstruire le Temple.

C’est durant les époques arsacide (250 avant Jésus-Christ – 224 après Jésus-Christ) et sassanide (224-651) que furent rédigées la Michna et la Guémara du Talmud de Babylone.

L’héritage iranien dans le judaïsme

Le zoroastrisme, fondement du monothéisme, précède les prophètes juifs. Son influence sur le judaïsme commence au VIème siècle avant Jésus-Christ, lorsque le roi iranien Cyrus le Grand libéra les Juifs de la captivité après avoir conquis Babylone et facilita leur retour en Palestine d’où ils étaient originaires. Cyrus décréta à tous les peuples de son empire la liberté de croyance, de coutumes et de langue :

« J’ai accordé à tous les hommes la liberté d’adorer leurs propres dieux et ordonné que personne n’ait le droit de les maltraiter pour cela. J’ai ordonné qu’aucune maison ne soit détruite. J’ai garanti la paix, la tranquillité à tous les hommes. J’ai reconnu le droit de chacun à vivre en paix dans le pays de son choix. »

Ismaël Quiles, « Analyse des principes énoncés dans le cylindre de Cyrus », Acta Iranica, t. I, 1973, et Wilhelm Eilers, « Les textes cunéiformes du cylindre de Cyrus », Acta Iranica, t. II, 1974.

Deux livres de l’Ancien Testament mentionnent cet épisode historique : le livre d’Esdras (1;1-8) et le livre d’Isaïe (44;28 à 45;3).

Inauguration le 15 décembre 2014 du monument en hommage aux martyrs juifs de la guerre imposée par l’Irak (1980-1988)

Le patrimoine du judaïsme en Iran

Le patrimoine juif en Iran s’avère aussi important que méconnu. Hormis 25 synagogues réparties dans le pays, dont certaines possèdent une école hébraïque, d’autres monuments attestent de la présence du judaïsme dans le pays :

  • Suse : tombeau du prophète Daniel ;
  • Hamadan : mausolée d’Esther et Mardoché ;
  • Province de Tuyserkan : mausolée d’Habakuk ;
  • Nahavand : mausolée de Musa Ben Bary ;
  • Semnan : mausolée d’Abraham Ben Ezra ;
  • Qazvin : place des Prophètes où seraient enterrés quatre prophètes juifs ;
  • Yazd : tombe de l’érudit juif Harav Ohr Shraga ;
  • Kashan : tombe de l’érudit juif Hakham Moshe Halevi ;
  • Saqqez (Kurdistan iranien) : bazar juif ;
  • Téhéran : tombes des martyrs juifs de la guerre imposée à l’Iran par l’Irak (1980-1988) ;
  • Téhéran : deux restaurants casher, un hôpital, une maison de retraite et un cimetière juifs, ainsi qu’une bibliothèque juive abritant 20 000 livres ;
  • Ispahan : cimetière juif abritant plus de 2000 tombes ;
  • Province d’Ispahan : tombe de Sarah bat Asher, petite-fille de Jacob, au cimetière juif de Pir Bakran, datant du IIème siècle.
Tombes de martyrs juifs de la guerre imposée par l’Irak (1980-1988)

Enfin, une rue particulière de Téhéran doit être mentionnée : il s’agit de la rue Si-é-Tir. Preuve et témoignage de l’histoire religieuse de l’Iran, il s’y trouve le temple du feu Adorian, un lycée zoroastrien, la synagogue Haïm, les églises Saint Pierre et Sainte Marie et la mosquée Abraham.

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L’Iran deuxième quotient intellectuel (QI) le plus élevé du monde

En 2025, l’Iran se classe comme le deuxième pays du monde au quotient intellectuel (QI) le plus élevé. Ce résultat souligne les avancées significatives que le pays a réalisées dans des domaines essentiels tels que l’éducation, la nutrition et la santé publique.

Iran deuxième quotient intellectuel (QI) le plus élevé du monde 2024
Source : Registre international des QI, consulté le 6 janvier 2025

L’Iran deuxième quotient intellectuel (QI) le plus élevé du monde

À l’occasion d’un entretien avec l’IRNA, l’iranologue Morgan Lotz présente ces résultats. Il ne manque aucunement de rappeler combien l’Iran est un pays de connaissance et de science depuis 7000 ans.

En dépit des défis considérables auxquels l’Iran fait face, notamment les pressions internationales et les sanctions économiques sévères, le pays parvient à maintenir un niveau d’intelligence collective exceptionnel. Ce résultat illustre la résilience de la société iranienne et son aptitude à s’adapter et à innover, même dans des conditions difficiles.

Ce résultat des plus honorables témoigne de l’impact positif des investissements dans l’éducation et la santé. Malgré un environnement politique et économique compliqué, l’Iran continue de valoriser la connaissance et l’apprentissage, se traduisant par des performances intellectuelles remarquables.

Qu’est-ce que le quotient intellectuel ?

Le QI (Quotient Intellectuel) est une mesure de l’intelligence humaine. 98 % des individus ont un QI compris entre 70 et 130. 50 % de la population se situe dans la fourchette de 90 à 110. Seulement 2 % de la population affiche un score inférieur à 70 ou supérieur à 130. Ce phénomène est représenté par la courbe de Gauss, avec un écart-type de 15.

Différents facteurs peuvent affecter le QI moyen d’un pays tel que le taux élevés de maladies infectieuses, les habitudes alimentaires, les activités intellectuelles et les facteurs génétiques.

La génétique offre une base solide sur laquelle l’environnement peut agir. Ainsi, de bonnes prédispositions génétiques, combinées à un environnement favorable, tendent à accroître le quotient intellectuel.

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Religion et Spiritualité Société

L’église Saint-Minas de Téhéran

Ce mardi 3 décembre 2024 s’est tenue à Téhéran la Journée de Saint-Minas en l’église éponyme. Celle-ci témoigne du christianisme arménien qui perdure encore aujourd’hui en Iran.

église Saint-Minas Téhéran

L’église Saint-Minas, connue en arménien sous le nom de Սուրբ Մինաս եկեղեցի et en persan comme کلیسای میناس مقدس, est une église apostolique arménienne emblématique située dans la capitale iranienne, Téhéran.

Ce monument religieux se trouve au sein du Fort arménien (قلعه ارامنه), dans la rue Ararat. Celle-ci se situe au nord du quartier de Deh Vanak (ده ونک), l’un des vieux quartiers de Shemiran, dans la zone verte du nord de Téhéran.

L’église Saint-Minas, un héritage chrétien en Iran

La genèse de cette église remonte à 1856, lorsque Mirza Yousef Khan Mostofi ol-Mamalek décida de financer à ses propres frais la construction d’une modeste chapelle.

chrétiens Iran

Cet homme d’État, qui fut le grand vizir d’Iran pendant le règne de Nasser al-Din Shah, destina son œuvre à la communauté arménienne. Cette dernière, originaire de la province de Tshâharmâl et Bakhtiâri, s’installa dans le fort arménien du village de Deh Vanak.

église Saint-Minas Téhéran christianisme Iran

Le bâtiment que nous connaissons aujourd’hui fut achevé en 1875. Il ne manque pas de témoigner de l’affirmation de l’identité culturelle chrétienne et arménienne en Iran.

Il est intéressant de noter qu’à proximité de l’église, sur une colline adjacente au fort, se trouvait un cimetière arménien. Cependant, dans les années 1950, ce dernier fut malheureusement remplacé par le stade Ararat.

L’église Saint-Minas demeure avant tout un symbole important de la présence arménienne à Téhéran. Cet édifice continue d’être un lieu de culte et de rassemblement pour la communauté chrétienne d’Iran.

église Saint-Minas Téhéran messe

Cette église figure d’ailleurs sur la liste des monuments nationaux de l’Iran depuis le 1er janvier 2002.

Un magnifique album de photographies de Genia Abadian à découvrir :

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Le Festival international de théâtre de rue de Marivan

Chaque année se tient à Marivan, dans le Kurdistan iranien, le Festival international de théâtre de rue. Ces festivités témoignent des traditions iraniennes qui perdurent toujours et demeurent vivantes.

Festival international de théâtre de rue Marivan

Marivân (مریوان) se situe à l’ouest de l’Iran, plus précisément à 15 kilomètres de la frontière irakienne. Cette ville fut notamment frontalière avec l’empire ottoman, raison pour laquelle Nasser al-Din Shah fit bâtir en 1902 une forteresse à proximité du lac Zribâr (زریبار).

Festival international de théâtre de rue

L’existence de nombreux châteaux fortifiés indique que la ville de Marivan était l’une des zones importantes de la période kurde.

Le plus célèbre s’appelle le « château de l’Imam » ; il situe à 3 kilomètres au sud-est de Marivan. Il fut construit sous le règne des Ardalans à l’époque safavide à 1600 mètres d’altitude.

Festival Marivan (Iran)

Marivan se situe dans une région très touristique, notamment en raison de la présence du lac Zribâr, des montagnes et ses plaines verdoyantes dans la région. La plupart des habitants parlent le kurde sorani.

En raison de son emplacement géographique stratégique, cette région fut de tout temps en proie aux tourments de l’histoire. L’expédition macédonienne, l’invasion arabo-musulmane exposèrent ses habitants aux invasions. La ville et les villages alentours furent notamment ciblés par des bombardements chimiques irakiens durant la guerre imposée (1980-1988).

Le Festival international de théâtre de rue de Marivan

Ce samedi 12 octobre 2024 débute la 17ème édition du Festival international de théâtre de rue. Celui-ci occupe une place importante parmi les festivités locales et anime le centre-ville depuis le carrefour de Shabarang jusqu’au parc Mellat.

La représentation des marionnettes est l’une des principales attractions. Dénommées Bokeh Baraneh, ces marionnettes témoignent autant d’un savoir-faire artisanal que des traditions qui perdurent en Iran.

Un magnifique album de photographies de Seyyed Mosleh Pirkhazranian à découvrir :

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Art et Littérature Société

Shahriar, le dernier roi de la poésie iranienne

Le 18 septembre 1988 disparaissait le poète Shahriar, considéré comme le dernier roi de la poésie iranienne. En Iran, cette date correspond depuis à la Journée nationale de la Poésie et de la Littérature persane.

Mohammad-Hossein Shahriar le dernier roi de la poésie iraniene

Né en 1906 dans le village de Khoshkanab, près de Tabriz, Seyed Mohammad-Hossein Behjat Tabrizi (سیّد محمّدحسین بهجت تبریزی) composa des œuvres en langues persane et azérie qui furent traduits dans près de 80 langues différentes.

Shahriar, le dernier géant de la poésie iranienne contemporaine

Rien ne destinait le jeune Mohammad-Hossein à devenir le plus emblématique poète contemporain iranien. En effet, il entreprit des études de médecine à l’université de Téhéran. Une déception amoureuse le fera renoncer et abandonner sa carrière.

Il publie ses premiers poèmes en 1929. Influencé par le poète iranien Hâfez (حافظ) et le poète azéri Khasteh Qâsem (خسته قاسم), son œuvre reflète l’omniprésence de l’amour et la souffrance du désespoir et du chagrin qui le hante.

Le 17 septembre 2024, sa maison devient un musée. (Source : La maison du poète Shahriar à Tabriz transformée en musée, IRNA, 17 septembre 2024)

Contrairement à de nombreuses figures de son époque, Shahriar se préoccupa fort peu des enjeux politiques. Néanmoins, il exprima un fervent nationalisme, qui transparaît dans son œuvre à travers de nombreuses métaphores célébrant Persépolis, Zoroastre et Ferdowsi. Au cours de l’occupation soviétique de l’Azerbaïdjan iranien entre 1945 et 1946, ainsi que de l’émergence du Parti démocratique azerbaïdjanais séparatiste, Shahriar écrivit des poèmes célébrant l’unité nationale de l’Iran.

Rencontre avec Ali Khamenei le 20 juillet 1987.

Certains de ses écrits s’inspirent également de la spiritualité chiite, célébrant notamment le Ier Imam Ali.

C’est en 1954 qu’il publie ce qui deviendra son œuvre magistrale, Heydar Babaya Salam. S’inspirant du nom de la montagne Heydar Baba qui surplombe son village natal, il y évoque la nostalgie de son enfance.

L’université de Tabriz l’honore en 1967 d’une chaire honorifique de littérature.

Shahriar fut également un calligraphe accompli et un musicien passionné, jouant avec virtuose du sétar. Il entretenait une amitié étroite avec l’éminent professeur de musique Abdolhossein Saba.

tombe poète iranien Shahriar Tabriz

Il repose au cimetière des poètes de Tabriz, le célèbre Mazār-é Shāerān (مزارِ شاعران), aussi appelé Mazār-é Sorāyandegān (مزارِ سرایندگان).

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France-Iran Société

L’Iran aux Jeux paralympiques de Paris 2024

L’Iran remporte un certain succès sportif à l’occasion des Jeux paralympiques qui se tinrent à Paris en cette année 2024. Les athlètes iraniens ont remporté pas moins de 25 médailles : 8 en or, 10 en argent et 7 en bronze. Ce résultat permet à l’Iran de se classer en 14ème position.

Résultats de l’Iran aux Jeux paralympiques de Paris 2024

L’Iran remporte douze médailles en para athlétisme : trois en or, six en argent et trois en bronze.

Les athlètes iraniennes ont particulièrement brillé lors de cette compétition sportive. Hadjar Safarzadeh Ghahderidjani remporte l’argent en 400 mètres femmes. Parastou Habibi remporte l’argent en lancer de massue (femmes – F32). Elhma Salehi remporte le bronze en lancer de javelot (femmes – F54).

Les athlètes iraniens Amir Hossein Alipour Darbeid et Yasin Khosravi remportent l’or en lancer de poids (hommes – F11 et F57). Sa’id Afrouz remporte l’argent en lancer de javelot (hommes – F34). Mahdi Olad et Zafar Zaker remportent l’argent en lancer de poids (hommes – F11 et F55). Hassan Badjouland remporte l’argent en lancer de disque (hommes – F11). Ali Piroudj remporte l’argent en lancer de javelot (hommes – F13). Seyed Aliasghar Djavanmardi et Alireza Mokhtari Hemami remportent le bronze en lancer de poids (hommes – F35 et F53).

Les sportifs iraniens brillent dans de nombreuses disciplines

L’Iran remporte quatre médailles en para haltérophilie : trois en or et une en bronze. Rouhollah Rostami remporte l’or dans la catégorie des moins de 80 kilogrammes (hommes). Dans la catégorie des moins de 107 kilogrammes (hommes), Aliakbar Gharibshahi et Ahmad Aminzadeh remportent tout deux la médaille d’or. Mohsen Bakhtiar décroche pour sa part le bronze dans la catégorie des moins de 59 kilogrammes (hommes).

L’Iran remporte trois médailles en para taekwondo : une en argent et deux en bronze. Zahra Rahimi remporte l’argent dans la catégorie des moins de 52 kilogrammes (femmes – K44). Alireza Bakht et Hamed Haghshenas remportent tout deux le bronze dans les catégories moins de 80 kilogrammes (hommes – K44) et plus de 80 kilogrammes (hommes – K44).

L’Iran remporte trois médailles en para tir à l’arc : deux en argent et une en bronze. Fatemeh Hemati remporte l’argent au cours de l’épreuve individuelle arc à poulies open (femmes). L’équipe nationale iranienne remporte l’argent dans l’épreuve équipe mixte arc à poulies open. Mohammad Reza Arab Ameri remporte le bronze dans l’épreuve individuelle arc classique open (hommes).

Enfin, l’Iran remporte une médaille dans chacune des disciplines suivantes : une en or en para tir sportif et en volleyball assis et une en argent en para judo. En para tir sportif, Sareh Djavanmardi remporte l’or dans l’épreuve de pistolet à air 10 mètres (femmes – P2). LIran a également brillé en volleyball assis, son équipe masculine décrochant la médaille d’or. En para judo, Seyed Meysam Banitaba Khoram Abadi remporte l’argent dans la catégorie des moins de 60 kilogrammes (homme J1).

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France-Iran Société

L’Iran aux Jeux olympiques de Paris 2024

L’Iran remporte un certain succès sportif à l’occasion des Jeux olympiques qui se tinrent à Paris en cette année 2024. Les athlètes iraniens ont remporté pas moins de 12 médailles : 3 en or, 6 en argent et 3 en bronze. Ce résultat permet à l’Iran de se classer en 21ème position.

cadeau Iran Jeux olympiques Paris 2024
Tapis tissé à la main offert à la France par la délégation iranienne.

Résultats de l’Iran aux JO de Paris 2024

L’Iran remporte quatre médailles en taekwondo : une en or, deux en argent et une en bronze. Les athlètes iraniennes ont d’ailleurs particulièrement briller dans cette discipline.

Mobinâ Ne’mat Zâdeh (مبینا نعمت‌زاده) remporte la médaille de bronze en taekwondo dans la catégorie des moins de 49 kilogrammes (femmes) le 7 août.

Iran Jeux olympiques Paris 2024 médaille de bronze taekwondo
Mobinâ Ne’mat Zâdeh

Nâhid Kiâni Tshandeh (ناهید کیانی چنده) remporte la médaille d’argent en taekwondo dans la catégorie des moins de 57 kilogrammes (femmes) le 8 août.

Iran Jeux olympiques Paris 2024 médaille d'argent taekwondo
Nâhid Kiâni Tshandeh

Mehrân Barkhordâri (مهران برخورداری) remporte la médaille d’argent en taekwondo dans la catégorie des moins de 80 kilogrammes (hommes) le 9 août.

Arian Salimi (آرین سلیمی) remporte la médaille d’or en taekwondo dans la catégorie des plus de 80 kilogrammes (hommes) le 10 août.

Iran Jeux olympiques Paris 2024 médaille d'or taekwondo
Arian Salimi

L’Iran s’impose dans la lutte

L’Iran remporte également huit médaille en lutte libre et lutte gréco-romaine, à savoir deux en or, quatre en argent et deux en bronze.

Le 6 août :

Amin Mirzâzâdeh (امین میرزازاده) remporte la médaille de bronze en lutte gréco-romaine dans la catégorie hommes de 130 kilogrammes.

Iran Jeux olympiques Paris 2024 médaille de bronze lutte
Amin Mirzâzâdeh

Le 7 août :

Mohammadhâdi Sâravi Dârkolâ’i (محمدهادی ساروی دارکلایی) remporte la médaille d’or en lutte gréco-romaine dans la catégorie hommes 97 kilogrammes.

Mohammadhâdi Sâravi Dârkolâ’i

Le 8 août :

Sa’id Esmâ’ili Livesi (سعید اسماعیلی لیوسی) remporte la médaille d’or en lutte gréco-romaine dans la catégorie hommes 67 kilogrammes.

Sa’id Esmâ’ili Livesi

‘Alirezâ ‘Azizkhoun Mohmadi Piâni (علیرضا عزیزخون مهمدی‌پیانی) remporte la médaille d’argent en lutte gréco-romaine dans la catégorie hommes 87 kilogrammes.

‘Alirezâ Mohmadi Piâni

Le 9 août :

Hassan Yazdâni Tsharâti (حسن یزدانی چراتی) remporte la médaille d’argent en lutte libre dans la catégorie hommes 86 kilogrammes.

Le 10 août :

Amir Hossein Zâre’ (امیرحسین زارع) remporte la médaille d’argent en lutte libre dans la catégorie hommes 125 kilogrammes.

Amir Hossein Zâre’

Le 11 août :

Rahmân ‘Amouzâd Khalili (رحمان عموزاد خلیلی) remporte la médaille d’argent en lutte libre dans la catégorie hommes 65 kilogrammes.

Amir ‘Ali Azarpirâ (امیرعلی آذرپیرا) remporte la médaille de bronze en lutte libre dans la catégorie hommes 97 kilogrammes.

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L’Iran entre élections anticipées et confrontation avec l’Occident

Dans un entretien accordé au Cercle Aristote intitulé L’Iran : des élections anticipées et la confrontation avec l’Occident, Morgan Lotz répond aux questions de Pierre-Yves Rougeyron.

Cet entretien est l’occasion d’apporter un éclairage sur les dernières actualités iraniennes pour mieux comprendre ces évènements et leurs conséquences.

Les élections anticipées en Iran et les relations avec l’Occident

Morgan Lotz revient sur l’accident d’hélicoptère du 19 mai qui coûta notamment la vie au président de la République islamique d’Iran Ebrahim Raïssi et au ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian. Il explique en détail les évènements afin de mieux comprendre les faits, mais également les évolutions politiques et les enjeux qui en découlent.

Conséquemment à ce dramatique évènement, des élections présidentielles anticipées furent organisées. Après la présentation des candidats y participant, Morgan Lotz revient sur les résultats et le déroulement d’un scrutin important pour l’Iran.

Cercle Aristote L'Iran : des élections anticipées et la confrontation avec l'Occident

Cet entretien est aussi l’occasion de décrypter l’actualité géopolitique. Et notamment les élections présidentielles à venir aux États-Unis au mois de novembre prochain. Celles-ci pourraient voir revenir au pouvoir Donald Trump, adversaire acharné de l’Iran et assassin du général Qassem Soleimani. Là aussi, les conséquences de ce changement politique étasunien sont étudiées afin de mieux saisir les conséquences possibles sur la scène internationale.

Découvrir le Cercle Aristote

Le Cercle Aristote est un groupe de réflexion (thinktank) souverainiste français se donnant pour mission d’alimenter et de participer au débat intellectuel et public, d’en être un pont et de faire avancer la question souverainiste.

Fort d’une volonté d’unité et d’élévation intellectuelle, le Cercle Aristote se consacre également à une mission d’éducation populaire, sous la forme de vidéo ou de conférence invitant de nombreux experts qui explorent les désordres du monde pour armer un citoyen informé dans la maîtrise de son destin.

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Résultats du 2ème tour de l’élection présidentielle de 2024 en Iran

Les résultats du 2ème tour de la 14ème élection présidentielle qui se tenait vendredi 5 juillet 2024 en Iran ont été annoncés. Le candidat Mas’oud Pezeshkiân est officiellement élu président de la République islamique d’Iran.

2ème tour élection présidentielle 2024 Iran

Pour rappel, six candidats se sont présentés : Sa’id Djalili, Mas’oud Pezeshkiân, Mostafa Pour Mohammadi, Mohammad-Bâqer Qâlibâf, Seyed Amir Hossein Qâzizâdeh Hâshemi et Alirezâ Zâkâni.

Messieurs Seyed Amir Hossein Qâzizâdeh Hâshemi et Alirezâ Zâkâni ont retiré leurs candidature, respectivement le 26 et le 27 juin. Ne restaient alors que quatre candidats.

Le premier tour organisé le 28 juin dernier vit Mas’oud Pezeshkiân arriver en tête avec 10 415 991 voix. Sa’id Djalili est quant à lui arrivé second avec 9 473 298 voix. Aucun candidat n’ayant remporté la majorité absolue (50% + 1) au premier tour, un second fut donc organisé le vendredi 5 juillet.

Résultats du 2ème tour de l’élection présidentielle de 2024 en Iran

Le scrutin se déroule en Iran sur une période de dix heures, de 8 heures à 18 heures. Conformément à la loi, celui-ci peut être prolongé si besoin. Ce 5 juillet, l’horaire de fermeture sera reporté jusqu’à minuit dans les grandes villes. Téhéran ne compte pas moins de 6000 bureaux de vote pour 15 millions d’habitants.

Le dépouillement des bulletins débuta immédiatement après la fermeture des bureaux de vote. Le processus de vote dura au total 16 heures et enregistra un taux de participation de plus de 50%. Ce dernier s’avère nettement supérieur à celui du premier tour.

Plus de 61 millions d’Iraniens sont inscrits sur les listes électorales, sans oublier les 10 millions d’Iraniens résidant à l’étranger.

Sur un total de 30 530 157 votes exprimés, Mas’oud Pezeshkiân arrive en tête avec 16 384 403 voix (54,76%). Sa’id Djalili arrive en seconde position avec 13 538 179 voix (45,24%).

Mas’oud Pezeshkiân devient conséquemment le 9ème président de la République islamique d’Iran. Chirurgien cardiaque né en 1954, il fut notamment député durant cinq mandats, ministre de la Santé (2001-2005) et vice-président de l’Assemblée consultative islamique (2016-2020).

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Résultats du 1er tour de l’élection présidentielle de 2024 en Iran

Les résultats du 1er tour de la 14ème élection présidentielle qui se tenait vendredi 28 juin 2024 en Iran sont annoncés aujourd’hui.

Six candidats se sont présentés : Sa’id Djalili, Mas’oud Pezeshkiân, Mostafa Pour Mohammadi, Mohammad-Bâqer Qâlibâf, Seyed Amir Hossein Qâzizâdeh Hâshemi et Alirezâ Zâkâni.

Messieurs Seyed Amir Hossein Qâzizâdeh Hâshemi et Alirezâ Zâkâni ont retiré leurs candidature, respectivement le 26 et le 27 juin. Ne restaient alors que quatre candidats.

Résultats du 1er tour de l’élection présidentielle de 2024 en Iran

Sur un total de 24 535 185 votes exprimés, Mas’oud Pezeshkiân arrive en tête avec 10 415 991 voix (44,36%). Il est ensuite suivi par Sa’id Djalili avec 9 473 298 voix (40,35%). Mohammad-Bâqer Qâlibâf arrive quant à lui troisième avec 3 383 340 voix (14,41%). Enfin, Mostafa Pour Mohammadi est quatrième avec 206 397 voix. (0,88%)

résultats 1er tour élection présidentielle 2024 Iran

Aucun candidat n’ayant remporté la majorité absolue (50% + 1) au premier tour, un second sera donc organisé le vendredi 5 juillet. Il départagera messieurs Pezeshkiân et Djalili.

Le vote des Iraniens résidant à l’étranger

Le vote des Iraniens résidant à l’étranger s’est déroulé sans problème, à l’exception de la France, du Royaume-Uni et du Canada. Il s’avère cocasse de constater que deux pays parmi les plus moralistes envers l’Iran sont les premiers à perturber son processus démocratique…

Le Canada a tout simplement interdit aux Iraniens expatriés de voter ! Quant à la France, plusieurs électeurs furent victimes d’agressions et de violences alors qu’ils se rendaient à l’ambassade iranienne pour participer aux élections. Des individus sans honneur ni respect ont injurié et violemment frappé les électeurs, notamment des personnes âgées.

Paris

Les agresseurs n’ont pas manqué de diffuser fièrement leurs attaques contre un processus démocratique et des personnes. Cela d’autant plus que ces individus sont les premiers à injurier les institutions iraniennes et à les accuser d’être une dictature. Une telle contradiction serait risible si elle n’était pas dramatique.

Paris

Il en fut de même à Londres, où des électrices iraniennes se sont fait arracher leur voile.

Londres

Attaque terroriste dans le Balouchistan

Des terroristes ont attaqué un autobus transportant les urnes scellées sur la route reliant Djekigour à Rask, dans la région du Sistan-Baloutchistan. Deux policiers ont trouvé la mort dans cette attaque : l’adjudant-chef Ibrahim Marmazi et le soldat Farhâd Djalil. Ce dernier effectuait son service militaire. Cinq autres personnes sont également blessées.

Adjudant-chef Ibrahim Marmazi
Soldat Farhâd Djalil

La région du Sistan-Baloutchistan est régulièrement la cible du terrorisme, ce dernier étant soutenu et organisé par Israël et les États-Unis.